Alzheimer : une hausse de plus de 60 % des cas attendue en Europe d’ici 2050

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Le nouveau rapport publié par Alzheimer Europe dresse un constat sans appel. Le nombre de personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée va fortement augmenter dans les prochaines décennies. D’ici 2050, la hausse atteindra 64 % à l’échelle européenne. Une trajectoire qui impose des décisions politiques immédiates.

Alzheimer : une hausse de plus de 60 % des cas attendue en Europe d’ici 2050
Alzheimer Europe rapport
  • Le rapport d’Alzheimer Europe prévoit une hausse de 64 % du nombre de personnes atteintes d’Alzheimer ou de maladies apparentées en Europe d’ici 2050.
  • En 2025, plus de 12 millions de personnes sont concernées en Europe, contre près de 20 millions attendues à l’horizon 2050.
  • Le vieillissement de la population va accentuer la pression sur les systèmes de santé et de prise en charge.
  • Alzheimer Europe appelle à renforcer les soins, le diagnostic et le soutien aux aidants tout au long du parcours de vie.
  • L’organisation demande des décisions politiques rapides, davantage d’investissements et un plan d’action européen dédié.

Une explosion du nombre de personnes malades en Europe

Les chiffres viennent de tomber. Alzheimer Europe a publié, le 28 janvier, une actualisation majeure des données de prévalence de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées. Le rapport, qui couvre l’ensemble des pays européens – y compris ceux hors Union européenne-, s’appuie sur les travaux du Yearbook 2019, enrichis de nouvelles projections démographiques.

Si en 2025, le nombre de personnes vivant avec Alzheimer ou une maladie apparentée est estimé à 9,06 millions dans l’Union européenne et à 12,12 millions sur l’ensemble des pays d’Europe, les projections pour l’année 2050 continuent de croître. 

14,33 millions de personnes seraient concernées dans l’UE, et 19,9 millions à l’échelle européenne. Soit une augmentation de 58 % dans l’Union européenne et de 64 % pour l’ensemble de l’Europe. En France, la trajectoire est la même : le nombre de personnes concernées passerait d’1,4 million à plus de 2,3 millions en 2050.

Des systèmes de santé sous pression

Pour Alzheimer Europe, ces chiffres confirment une tendance déjà connue, mais souvent sous-estimée. Le vieillissement de la population va mécaniquement accroître le nombre de personnes concernées. Sans adaptation, les systèmes de santé risquent la saturation.

L’organisation appelle à renforcer les infrastructures de soins. Cela concerne l’ensemble du parcours : diagnostic précoce, prise en soins, accompagnement à domicile, établissements spécialisés et fin de vie. Les besoins vont croître rapidement, tant en volume qu’en complexité.

Nos décideurs politiques doivent œuvrer pour améliorer les services de soin, investir dans les structures dédiées au diagnostic, au traitement et agir pour aider les familles et les proches aidants qui viennent en soutien aux personnes malades. Ils doivent tenir compte de l’évolution démographique de la population et de la prévalence de ces maladies comme la maladie d’Alzheimer.

Jean George, directeur exécutif d’Alzheimer Europe

Le soutien aux proches aidants est également central : familles et aidants informels portent déjà une grande partie de la charge. Sans politiques publiques fortes, cette pression risque de devenir insoutenable, “humainement et socialement”, martèle le rapport.

Recherche, prévention et décisions politiques urgentes

Alzheimer Europe souligne, dans son rapport, l’importance de la recherche. La maladie d’Alzheimer doit devenir une priorité stratégique. Recherche fondamentale, essais cliniques, innovations diagnostiques et études démographiques sont jugés indispensables pour améliorer les réponses actuelles, encore insuffisantes.

Jean Georges, directeur exécutif d’Alzheimer Europe, appelle les décideurs européens et nationaux à agir. Il souligne la nécessité d’investir dans les services de soins, les structures de diagnostic et le soutien aux familles. Il rappelle également l’importance d’anticiper l’évolution démographique.

Le Manifeste d’Helsinki, porté par Alzheimer Europe, propose une feuille de route claire. Il plaide pour un plan d’action européen dédié et une mission de recherche spécifique, avec des financements nationaux adaptés. Ne pas agir maintenant reviendrait à aggraver une situation déjà critique.

Retrouvez l’intégralité du rapport d’Alzheimer Europe :


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Cet article a été publié par la Rédaction le

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