Après 18 mois de refonte interne et de renouvellement de ses équipes, le groupe Bridge annonce un changement de nom et devient Cortille. Avec cette nouvelle identité, l’entreprise souhaite se présenter comme un acteur familial et de proximité, privilégiant la transparence et la sérénité au sein de ses EHPAD.


- Le groupe Bridge change de nom et devient officiellement Cortille.
- La démarche s’accompagne d’un renouvellement de deux tiers des directions d’établissement et de l’arrivée de nouvelles équipes soignantes.
- Cortille prévoit un plan d’investissement immobilier de 13 millions d’euros sur trois ans pour sécuriser et améliorer l’accompagnement des résidents.
- Ce changement de nom s’inscrit dans une tendance du secteur des EHPAD, où plusieurs groupes adoptent des identités plus chaleureuses et rassurantes.
- Cortille affirme avoir traversé une année de « vérité », en traitant de manière transparente les contentieux hérités et en sécurisant l’accompagnement des résidents grâce à une organisation interne repensée.
Le Groupe Bridge est un acteur français du secteur des maisons de retraite totalisant 32 établissements implantés en ruralité, accompagnant 1 850 résidents avec 1 100 collaborateurs.
EHPAD : Bridge devient Cortille
« L’aboutissement d’une transformation profonde » plutôt qu’un simple habillage marketing. Après 18 mois de « reconstruction interne et d’engagements tenus », le groupe Bridge annonce son changement de nom : désormais, ce sera Cortille. Le groupe précise que cette démarche s’accompagne d’un renouvellement de deux tiers des directions d’établissement et d’un renforcement des équipes soignantes avec l’arrivée d’Infirmières Diplômées d’État Coordinatrices (IDEC), de psychologues et de médecins coordonnateurs.
Dans son communiqué Cortille insiste tout particulièrement sur l’importance d’un plan d’investissement immobilier de 13 millions d’euros sur trois ans, qui vise à sécuriser et améliorer l’accompagnement des résidents. D’après le groupe, le choix du nom Cortille, signifiant « Jardin » en vieux français, traduit son « ancrage territorial » et sa « mission de proximité humaine », là où sa signature « Votre confiance nous engage » symbolise la priorité donnée à la transparence et à la confiance des familles.

Le groupe souligne que le nouveau logo met en scène « trois silhouettes entrelacées » représentant le résident, ses proches et les professionnels, avec des couleurs douces et chaudes pour illustrer la double mission : soigner et offrir un lieu de vie chaleureux. Le déploiement complet de cette identité est prévu progressivement jusqu’à l’été 2026, avec la mise en ligne d’un nouveau site internet.
Une stratégie marketing qui s’inscrit dans une tendance sectorielle des EHPAD
Le changement de nom de Bridge s’inscrit dans une dynamique observée chez d’autres groupes du secteur : la volonté de redorer une image parfois entachée par l’opinion publique. Par exemple, Korian a récemment été rebaptisé Clariane, tandis qu’Orpea est devenu Emeis. Ces nouvelles dénominations privilégient des sonorités plus légères, souvent féminines ou poétiques, afin de projeter une image plus chaleureuse et rassurante pour les familles.
D’après les experts marketing, ces modifications répondent à un double objectif : se distancier d’une communication corporate parfois jugée froide et adoucir la perception du grand public face aux critiques liées à la qualité de certains établissements. Dans ce contexte, le groupe affirme que Cortille a choisi une approche « disruptive » dans le secteur, en privilégiant le vieux français plutôt que le latin ou le grec, afin d’affirmer un enracinement territorial.
Cette stratégie souligne également l’importance croissante de l’image dans le secteur des EHPAD, où la confiance des familles est devenue centrale pour attirer et fidéliser les résidents.
Une réponse aux critiques et contentieux du passé
Ce changement de nom intervient après une période difficile pour le groupe Bridge. Selon un rapport de la Cour des comptes sur les EHPAD en Normandie, le groupe avait été pointé du doigt pour plusieurs insuffisances dans la gestion de ses établissements, notamment des problèmes de suivi et de transparence vis-à-vis des familles et des résidents sur la période 2019-2022. En cause : des « conditions de soins dégradées« , ainsi que des « sous-effectifs réguliers » et des repas « insuffisants« , rapporte France 3. La direction du groupe avait par la suite été renouvelée à l’été 2024, cette dernière affirmant à l’époque un investissement de cinq millions d’euros pour remédier aux manquements relevés par la Cour.
Le groupe précise que la phase de reconstruction de 18 mois a été une année de « vérité« , « marquée par le traitement transparent des contentieux hérités du passé et la refonte de son organisation interne« . D’après le groupe, cette démarche permettra de stabiliser les équipes et de sécuriser l’accompagnement des résidents.
Cet article a été publié par la Rédaction le
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