Face à l’isolement croissant des personnes âgées et à la fragilisation du lien social, l’Heure Civique poursuit son déploiement en France. Porté par les collectivités territoriales, ce dispositif invite chaque habitant à consacrer une heure par mois à une action solidaire de proximité. Une démarche qui entend mobiliser les citoyens pour répondre aux défis du vieillissement et renforcer les solidarités du quotidien.

- L’Heure Civique invite chaque habitant à consacrer une heure par mois à une action solidaire de proximité afin de renforcer le lien social dans les territoires.
- Le dispositif répond notamment à la progression de l’isolement, alors qu’une personne sur dix se trouve aujourd’hui en situation d’isolement total.
- Portée par les départements et les communes, l’initiative facilite l’engagement citoyen à travers des missions simples comme les visites de convivialité ou l’accompagnement de personnes âgées.
- Déjà déployée dans 225 communes de cinq départements, l’Heure Civique rassemble 22 000 volontaires et revendique plus de 150 000 heures de solidarité réalisées.
- Ses fondateurs présentent l’Heure Civique comme une réponse concrète aux défis du vieillissement de la population et du renforcement des solidarités de proximité.

Une heure par mois peut-elle changer la vie d’un voisin âgé ?
Donner une heure par mois pour aider sa commune ou son voisin. C’est autour de cette initiative que s’articule L’Heure Civique, un dispositif national qui propose aux habitants de consacrer une heure de leur temps chaque mois à une action solidaire près de chez eux. Portée par les collectivités locales, l’initiative repose sur une conviction forte : « chacun peut être utile ».
Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population, l’augmentation des situations d’isolement et l’essoufflement de certaines formes traditionnelles d’engagement, L’Heure Civique entend recréer des liens de proximité. Le dispositif s’appuie sur trois piliers complémentaires : la solidarité familiale, la solidarité institutionnelle et la solidarité spontanée entre voisins.
Répondre à l’urgence sociale du vieillissement et de l’isolement
L’initiative part d’un constat préoccupant : près d’une personne sur dix se trouve aujourd’hui en situation d’isolement total. Une réalité qui touche aussi bien les territoires urbains que ruraux et qui questionne la capacité collective à préserver des relations humaines de proximité.
Les fondateurs de l’Heure Civique estiment que les collectivités ne peuvent plus répondre seules à l’ensemble des besoins sociaux. Le dispositif vise ainsi à structurer les élans de solidarité révélés lors des crises récentes et à les inscrire dans la durée. Pour Atanase Perifan, cofondateur de l’initiative et créateur de la Fête des Voisins, l’objectif est de « renforcer notre modèle social fragilisé, et faire face au défi du grand âge ».
Sur le terrain, les missions proposées sont variées : visites de convivialité auprès de personnes âgées isolées, accompagnements ponctuels, aide logistique ou participation à des actions collectives. Les volontaires s’inscrivent via une plateforme dédiée avant d’être orientés vers des actions adaptées à leurs disponibilités et aux besoins identifiés par leur commune.
Départements, communes et citoyens : une mobilisation collective qui prend de l’ampleur
L’Heure Civique repose sur une organisation territoriale coordonnée. Les départements impulsent la dynamique, tandis que les communes identifient les besoins locaux et assurent la mise en relation avec les habitants volontaires. Le dispositif se veut volontairement simple, accessible et peu chronophage pour les collectivités.

Aujourd’hui, cinq départements ont rejoint la démarche : la Charente-Maritime, la Vendée, le Val-de-Marne, la Mayenne et le Finistère. Ensemble, ils fédèrent déjà 225 communes partenaires. Les chiffres avancés témoignent d’une montée en puissance progressive : 22 000 volontaires sont engagés et plus de 150 000 Heures Civiques ont été réalisées.
Les témoignages recueillis illustrent l’impact concret de cette mobilisation. Martine, 82 ans, bénéficiaire du dispositif, souligne qu’« une heure de partage, ça change toute une journée ». Pierre, 90 ans, évoque quant à lui « une présence qui rassure ». Pour Geoffroy Boulard, cofondateur de l’Heure Civique, la démarche constitue également une porte d’entrée vers un engagement plus durable : « La générosité spontanée existe, nous l’avons tous en nous. Avec l’Heure Civique, nous avons voulu créer un dispositif d’engagement pour les volontaires, conçu comme un premier pas vers un engagement associatif plus durable. »
Cet article a été publié par la Rédaction le
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