En 2026, la prise en charge de la maladie d’Alzheimer évolue avec des avancées dans les traitements et le diagnostic précoce. La prévention et les approches non médicamenteuses prennent également une place croissante.

Aujourd’hui, 21 septembre, Journée mondiale Alzheimer
Pendant longtemps, parler d’Alzheimer, c’était surtout parler de déclin… et de peu de perspectives thérapeutiques.
En 2026, le tableau reste difficile mais plusieurs verrous commencent à sauter en même temps
Les traitements évoluent
- Les anticorps anti-amyloïdes comme le lécanémab ou le donanémab ouvrent une nouvelle voie dans les formes précoces.
- Ils ne guérissent pas la maladie, leur bénéfice clinique reste modeste et leur surveillance est exigeante.
- Mais ils marquent un changement important : on cherche désormais à agir sur certains mécanismes de la maladie, pas seulement sur les symptômes.
Le diagnostic devient plus précoce
- Les biomarqueurs sanguins progressent rapidement.
- Ils pourraient permettre demain de repérer plus simplement et plus tôt les patients susceptibles de bénéficier de traitements ciblés.
- Dans des données présentées en 2026, leur utilisation a nettement amélioré la précision diagnostique.
Le non-médicamenteux prend une nouvelle dimension
- Activité physique
- Nutrition
- Stimulation cognitive
- Lien social
- Contrôle des facteurs cardiovasculaires.
L’étude US POINTER, publiée dans le JAMA, montre qu’une Intervention Multidomaine structurée peut améliorer l’évolution des performances cognitives chez des personnes à risque : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2837046
Et demain ?
- 158 médicaments sont actuellement en développement clinique contre Alzheimer.
- Les pistes dépassent largement l’amyloïde : tau, inflammation, immunité, plasticité synaptique, métabolisme…
- L’avenir sera probablement celui de combinaisons : diagnostic plus précoce + traitements ciblés + prévention + interventions non médicamenteuses.
Et surtout, ne pas oublier les aidants
Les proches assurent une part majeure de l’accompagnement quotidien. Leur offrir du répit, les former et préserver leur santé n’est pas un sujet secondaire. C’est une partie du traitement.
Alzheimer reste une maladie redoutable mais une chose change : la fatalité recule : pas grâce à une découverte miracle mais grâce à la convergence de la recherche, de la prévention, du diagnostic précoce et d’un meilleur accompagnement.
Quelle avancée changera le plus la prise en charge dans les dix prochaines années : les nouveaux traitements, le diagnostic précoce, la prévention… ou leur combinaison ?
L’hebdo du Vieillissement est une tribune régulière du Pr Bertrand Fougère

Bertrand FOUGÈRE
Professeur de Gériatrie
Pôle Vieillissement – Université / CHU ToursBertrand Fougère est Professeur de Gériatrie, depuis 2018 spécialiste reconnu dans le domaine du vieillissement et de la prise en charge des personnes âgées. Fort de son expertise, il collabore régulièrement avec les ministères de la Santé et des Solidarités pour développer des politiques de prévention et d’accompagnement innovantes. Son parcours est marqué par une participation à des initiatives structurantes visant à renforcer l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées, ainsi qu’à soutenir les aidants.
Cet article a été publié par la Rédaction le
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