À l’occasion de la Journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, l’AD-PA rappelle le rôle préventif du secteur médico-social. Selon des travaux scientifiques récents, 45 % des cas pourraient être évités en agissant sur 14 facteurs de risque modifiables, notamment après 65 ans.

- 45 % des cas d’Alzheimer pourraient être évités en agissant sur 14 facteurs de risque modifiables.
- Après 65 ans, les déficits sensoriels et l’isolement social deviennent des facteurs majeurs de risque.
- L’AD-PA souligne le rôle préventif du secteur médico-social dans la santé cérébrale des aînés.
- 53 % des retraités déclarent se sentir « considérés comme âgés » par le regard des autres.
- L’AD-PA appelle à renforcer la prévention, lutter contre l’âgisme et soutenir le lien social.
Après 65 ans, le lien social devient un enjeu de santé cérébrale
Prévenir Alzheimer ne passe pas uniquement par la médecine. Les travaux scientifiques menés sous l’égide de The Lancet en 2024 et un sondage de la Fondation Recherche Alzheimer montrent que 45 % des cas pourraient être évités en agissant sur 14 facteurs de risque modifiables. Si la santé cardiovasculaire conserve un rôle majeur tout au long de la vie, les déficits auditifs et visuels ainsi que la diminution des interactions sociales prennent une place particulière après 65 ans.
La solitude, la rupture avec le monde extérieur et le sentiment de ne plus avoir de place dans la société fragilisent les capacités cognitives des personnes âgées. Pour l’Association des Directeurs au service des Personnes Âgées (AD-PA), le secteur médico-social constitue donc un acteur de prévention à part entière. « Il joue un rôle préventif et protecteur de premier plan », rappelle l’association, en soulignant l’importance des activités stimulantes, de la vie sociale et de la présence humaine, à domicile comme en établissement.
La prévention repose ainsi aussi sur la capacité à maintenir les personnes âgées dans une vie sociale active. Activités collectives, échanges réguliers, stimulation cognitive ou encore accompagnement dans les sorties peuvent contribuer à préserver les capacités et l’autonomie. À domicile comme en établissement, les professionnels du grand âge disposent d’un rôle central pour éviter que le vieillissement ne se traduise par un retrait progressif de la vie sociale.
Lutter contre l’âgisme pour préserver l’autonomie
Cette nécessité de renforcer le lien social rejoint les enseignements du premier baromètre de l’Observatoire Seniors et Société, co-porté par l’AD-PA, la Mutuelle Intégrance et l’association Citoyennage. Si 92 % des retraités interrogés déclarent se sentir intégrés dans la société, 53 % indiquent se sentir « considérés comme âgés » dans le regard des autres. Pour l’AD-PA, ce regard social et l’âgisme contribuent à favoriser un isolement progressif des personnes âgées.
L’association défend ainsi plusieurs leviers : développer une véritable culture de la prévention du vieillissement, adapter les logements, transports et infrastructures de proximité, mais aussi lutter contre l’âgisme et soutenir l’habitat intergénérationnel. Elle appelle également à mieux former les professionnels du médico-social à l’accompagnement psychosocial et à la participation citoyenne. « Le lien humain » doit ainsi devenir une composante centrale de la prévention, pour préserver le sentiment d’utilité des personnes âgées et favoriser un vieillissement digne et entouré.
Cet article a été publié par la Rédaction le
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