Carburant : Jean-Christophe Amarantinis (Synerpa), et Nicolas Hurtiger (Synerpa Domicile) appellent à des mesures de soutien pour le secteur domicile

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Face à la hausse du carburant, l’aide à domicile est fragilisée. Les coûts de déplacement menacent la continuité des interventions auprès des personnes âgées. Le Synerpa appelle à des mesures de soutien urgentes pour préserver ces missions essentielles.

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  • La hausse du carburant fragilise l’équilibre économique des services d’aide à domicile.
  • Les coûts de déplacement menacent la continuité des interventions auprès des personnes âgées.
  • Le Synerpa appelle à des mesures urgentes pour soutenir le secteur et garantir ses missions.
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Des professionnels en première ligne face à l’explosion des coûts

Dans de nombreux territoires, notamment ruraux et périurbains, l’usage du véhicule individuel est indispensable pour assurer les interventions et services à domicile. Les aides à domicile parcourent chaque jour des dizaines de kilomètres pour accompagner des personnes âgées souvent isolées, parfois sans autre contact quotidien. Mais la hausse continue du prix du carburant vient bouleverser cet équilibre déjà précaire.

En fin de mois, certains professionnels ne parviennent plus à absorber le coût de leurs déplacements, malgré leur engagement. Une situation qui fragilise directement leur capacité à intervenir auprès des bénéficiaires.

Au-delà des difficultés individuelles, c’est toute l’organisation des services qui est impactée. Les structures, elles aussi contraintes financièrement, doivent composer avec une augmentation des charges qu’elles ne peuvent pas toujours répercuter, au risque de réduire l’offre d’accompagnement. Le Synerpa et le Synerpa Domicile appellent ainsi les pouvoirs publics à « apporter un soutien rapide au secteur du domicile » afin de « tenir compte de l’évolution des coûts » et de « garantir la continuité des interventions » sur l’ensemble du territoire.

Un cadre devenu inadapté, un appel à une réponse publique rapide

Cette crise met en lumière les limites du cadre actuel. L’indemnité kilométrique prévue par la convention collective, autour de 0,35 € par kilomètre, ne correspond plus aux coûts réels supportés sur le terrain. Le différentiel est alors assumé soit par les salariés, soit par les employeurs, dans un contexte économique déjà sous tension.

Le constat dépasse d’ailleurs le seul secteur de l’aide à domicile. Les infirmières libérales, elles aussi fortement dépendantes de la mobilité, rencontrent des difficultés similaires. Une réalité qui souligne l’ampleur d’un enjeu systémique touchant l’ensemble des professionnels du soin et de l’accompagnement à domicile. Face à cette situation, les acteurs du secteur appellent les pouvoirs publics à agir rapidement. L’enjeu est sans équivoque : adapter les dispositifs existants à la réalité des coûts actuels afin de garantir la continuité des interventions sur tout le territoire, et préserver un pilier essentiel du maintien à domicile.

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