

Le ministère chargé de l’Autonomie a annoncé, ce mardi 6 janvier, le dévoilement début février du plan « grand-âge ». Très attendu par l’ensemble des acteurs du secteur, ce programme ambitionne de répondre, d’ici à 2050, aux défis du vieillissement et de la perte d’autonomie, dans un contexte de transition démographique accélérée.

- Le plan « grand âge » sera dévoilé début février par le ministère chargé de l’Autonomie.
- Son objectif central est de favoriser le maintien à domicile des seniors, notamment via l’habitat partagé.
- Le programme vise à implanter des habitats en centre-ville pour faciliter l’accès aux services et rompre l’isolement.
- En 2023, 90,2 milliards d’euros ont été consacrés à l’accompagnement des personnes âgées et en situation de handicap, dont 29,5 milliards pour le grand âge.
- La Sécurité sociale finance près de huit euros sur dix via la CNSA, tandis que l’État et les départements contribuent également à l’augmentation des dépenses sur dix ans de 20 milliards d’euros.
Le plan « grand âge » comme rempart à l’isolement
Un plan pour accompagner les seniors vers l’autonomie. Le ministère chargé de l’Autonomie a annoncé ce mardi 6 janvier que le plan « grand âge » serait présenté début février. L’enjeu central de ce programme : favoriser le maintien à domicile en faisant évoluer la politique autour de l’habitat, notamment l’habitat partagé. Un modèle « très demandé, et que l’on a besoin de développer« , précisait la Ministre déléguée auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, en décembre dernier sur Franceinfo. Un point de vue partagé la Caisse pour l’autonomie (CNSA), qui espère atteindre 500 000 places supplémentaires en habitat partagé d’ici 2050.
L’objectif : permettre aux seniors de vieillir à domicile dans les meilleures conditions possibles devient une priorité, alors que 69 % des français souhaitent rester à domicile plutôt qu’en établissement (Drees). La Ministre entend ainsi favoriser les habitats en centre-ville, permettant aux seniors un accès à tous les services. Un mot d’ordre : rompre l’isolement. En regroupant via l’habitat partagé plusieurs personnes âgées, le plan « grand âge » a pour vocation de faciliter le travail des aides à domicile. En se rendant dans un même lieu, leur travail serait “simplifié”, et l’accompagnement des seniors, optimisé.
Une continuité dans les dépenses allouées à l’autonomie
Face au vieillissement de la population, les dépenses consacrées à la perte d’autonomie ont progressé ces dernières années. En 2023, 90,2 milliards d’euros ont ainsi été mobilisés pour accompagner les personnes âgées et en situation de handicap, dont 29,5 milliards dédiés au grand âge, un montant en légère hausse par rapport à l’année précédente.
Des dépenses largement portées par la Sécurité sociale, qui prend en charge près de huit euros sur dix via la CNSA, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. L’État reste un acteur clé : sur dix ans, les dépenses dédiées à l’autonomie ont augmenté de 20 milliards d’euros, une enveloppe justifiée par l’ampleur du défi auquel les pouvoirs publics tentent de répondre.
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