Premier baromètre SMLH 2021 sur la solidarité intergénérationnelle : jeunes ou plus âgés, les français redoutent mais rejette le conflit entre les générations

AUTRES ACTUS ET INFORMATIONS SUR : INTERGENERATIONNEL

Festival SilverEco Bien Vieillir
Partager cet article

A l’occasion de son centenaire, la Société des Membres de la Légion d’Honneur, engagée depuis toujours pour la transmission et le dialogue entre les générations, publie la 1ère édition de son Baromètre sur la Solidarité et la Solidarité Intergénérationnelle en France.

Cette étude a été réalisée par le Cabinet Elabe auprès d’un échantillon global de 3 028 personnes représentatif[1] des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, comprenant trois sous-catégories également représentatives des populations concernées [2] : jeunes de 18 à 26 ans, personnes d’âge moyen de 27 à 59 ans, et personnes âgées de 60 ans et plus. 

Elle permet d’analyser le regard des Français selon leur catégorie d’âge, sur la solidarité et la solidarité intergénérationnelle ; Attachés à ces valeurs ils projettent leur inquiétude sur leur devenir dans notre société. Dans ce contexte, la famille apparait comme le refuge de la solidarité, et la transmission sa raison d’être.

Le baromètre montre la crainte des Français d’un conflit entre les générations, mais aussi le fait que ce conflit n’est pas souhaité car il n’existe pas d’hostilité ou de rancœur entre les différents groupes d’âges.

La solidarité, un pilier menacé de la cohésion de la société

Une valeur précieuse aux yeux des Français …

Le baromètre de la Société des Membres de la Légion d’Honneur montre qu’aux yeux des Français, la solidarité se matérialise d’abord par l’attention et le temps consacré, c’est-à-dire par l’investissement personnel plutôt que par le don d’argent. 82% d’entre eux prennent régulièrement ou occasionnellement des nouvelles de personnes seules et malades, 61% déclarent accorder de leur temps afin d’aider les personnes qui en ont besoin.

Aux yeux des Français, quel que soit leur âge, la solidaritéc’est agir pour l’Autre dans sa globalité : pour 65 % de la population la solidarité c’est « agir pour ses proches comme pour les autres en général » (seuls 22% estiment que c’est « d’abord agir pour ses proches ».)

… Mais perçue comme menacée

Pour 61%des Français, la solidarité n’est plus une valeur partagée aujourd’hui. Pour près de 9 Français sur 10, les liens de solidarité entre catégories sociales (89%) et entre les territoires (87%) sont faibles dans la société française et une majorité estime que ces liens sont en net recul depuis 5 ans.

Pour preuve, l’isolement social est une réalité marquante : 15% de la population (soit l’équivalent de près de 7,5 millions de personnes) et 18% des seniors témoignent n’avoir personne sur qui compter en cas de problème grave dans leur vie.

La famille est le dernier refuge quand on évoque la solidarité en général (pour les trois quarts des personnes interrogées, les solidarités familiales restent fortes). Le noyau familial est la clé de la transmission, garant d’une solidarité qui se transmet par l’exemple (pour 64% des Français). Et la famille est aussi le pivot de la solidarité intergénérationnelle pour 79% des Français.

La solidarité intergénérationnelle, rempart contre le conflit entre les générations

Un attachement à la transmission et au lien entre jeunes et anciens

85 % des Français connaissent la notion de « solidarité intergénérationnelle ». A leurs yeux, elle est synonyme de transmettre (pour 76% d’entre eux)avant même d’aider (47%).

La transmission s’illustre comme la raison d’être du lien entre jeunes et anciens : pour 67% le lien intergénérationnel permet de « transmettre un certain nombre de valeurs ». 

Les Français plébiscitent la solidarité intergénérationnelle via des actions concrètes, telles des rencontres intergénérationnelles (91%), le développement d’activités culturelles en maison de retraite (87%), l’accompagnement mentorat/tutorat (87%), le développement des habitats intergénérationnels (79%).

La crainte d’un conflit…

S’ils valorisent la solidarité entre les générations, 7 Français sur 10 la jugent fragile et même « insuffisante » quand il s’agit de celle des jeunes vis-à-vis des seniors (68%) – les jeunes à 61% partagent cette opinion.

55% des Français estiment qu’un risque de conflit entre générations existe, alimenté notamment par la double dette (écologique et économique).

Ainsi 64 % des Français (67% des jeunes et 61% des plus âgés) sont d’accord avec l’idée que « les jeunes vont devoir rembourser la dette publique que leurs parents leur ont laissé » et 58% des jeunes (contre seulement 43% des ainés) sont d’accord avec la phrase « C’est la faute des générations précédentes si nous devons vivre dans un monde pollué ».

…Mais l’absence de rancœurs entre les générations, malgré la crise et la pandémie

La perception d’un risque de conflit ne s’appuie pas sur des sentiments hostiles entre les générations. Ainsi 88% des Français (et 83% des plus jeunes) ne sont pas d’accord avec l’idée qu’on en fait trop pour les personnes âgées.  En miroir 68 % refusent l’idée que l’on en ferait trop pour les jeunes.

69% contestent l’idée selon laquelle les retraités sont privilégiés par rapport aux actifs.

Et la pandémie n’a pas laissé de traces : une majorité de jeunes (55%) comme d’anciens (75%) contestent l’idée qu’on aurait gâché la vie de la jeunesse durant la crise sanitaire Covid pour protéger les aînés.

La Société des Membres de la Légion d’Honneur, fondée en 1921, compte aujourd’hui 45 000 membres actifs dans 6000 comités et 128 sections en France et dans 64 sections à l’étranger.

Elle mène chaque jour sur le terrain des initiatives citoyennes et solidaires, pour soutenir les plus fragiles et promouvoir le dialogue et la solidarité entre les générations.

Ses principaux domaines d’actions sont :

  • le soutien à l’apprentissage et la formation professionnelle à travers des prix remis tous les ans localement ou à l’échelle nationale aux apprentis ;
  • des interventions régulières dans les écoles pour sensibiliser les élèves aux valeurs républicaines, au civisme et aux vertus de la transmission de la mémoire ;
  • la remise de diplômes aux jeunes méritants porteurs d’un projet personnel qui affichent une réelle volonté de « faire un pas en avant », de s’insérer et de s’élever au sein de notre société ;
  • l’accompagnement des candidats à la naturalisation pour préparer leur examen et contribuer à leur insertion.

Partager cet article

Publié par la Rédaction le


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page