Une levée de fonds de 600 000€ pour Cybedroïd et son robot majordome Leenby

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La start-up limougeaude Cybedroïd vient d’annoncer une levée de fonds de 600 000€ pour commercialiser Leenby, son robot humanoïde d’aide au quotidien.

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Leenby, une robote d’aide à la personne non négligeable

C’est à Limoges que Cybedroïd produit Leenby, un robot, ou plutôt une robote d’un peu plus d’un mètre, destinée à faciliter le quotidien de tout un chacun, notamment des personnes âgées

« Leenby c’est l’ancêtre du robot que les gens auront chez eux dans dix ans », a expliqué Fabien Raimbault, co-fondateur de Cybedroïd. « C’est un majordome à domicile. Elle ne fait pas encore de tâches compliquées mais elle est là déjà pour pouvoir faire de petites choses au quotidien : secrétariat, accueil de personnes, gestion de stock, etc. » poursuit-il.

Semi autonome, Leenby serait capable de répondre à des questions simples, d’orienter les gens, ou encore de suivre le regard de la personne qui lui parle. Ce robot humanoïde disposerait d’une autonomie de dix heures, une fonctionnalité rare pour un robot de cette taille.

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Une première levée de fonds pour Cybedroïd : objectif production !

Fabien Raimbault, co-fondateur de la société, explique que cette levée de fonds doit permettre d’ouvrir un atelier et commencer une production réelle. 

Logo CYBEDROID« Pour une entreprise comme la nôtre, lever beaucoup de fonds n’est pas difficile, mais trouver beaucoup d’argent veut dire perdre le contrôle de l’entreprise. Nous l’envisageons comme une aventure familiale et voulons rester maîtres à bord. C’est pourquoi nous ne levons ‘que’ 600.000 euros dans un premier temps. » 

Consulter notre dossier : Le rôle de la robotique dans le maintien à domicile des seniors

Quel futur pour Cybedroïd et Leenby ?

Côté projets, Cybedroïd table sur la vente de 25 Leenby en 2017 et espère produire 300 robots en 2018. Elle entend développer les spécificités de son robot pour en faire un compagnon adapté pour les personnes âgées.

Fabien Raimbault explique cependant qu’un cadre juridique est nécessaire : « Nous avons besoin d’un cadre juridique pour définir les responsabilités, car, en cas de chute, on me demande souvent si le robot pourrait relever la personne. Au niveau technique, cela est possible, mais si le robot est assez fort, il pourrait lui briser le poignet et qui serait responsable ? ».

Pour l’heure, le contact physique avec l’humain est donc minimisé et Cybedroïd se positionne au sein des structures d’accueil sur l’assistance au personnel soignant et aux aidants (par exemple, par l’intermédiaire de la société Hocaro dans un EHPAD à Reims).

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Cet article a été publié par la Rédaction le


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