Journée du respect pour les personnes âgées au Japon : histoire, traditions et célébrations du Keirō no Hi

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Keirō no Hi est un jour férié au cours duquel les japonais célèbrent les personnes âgées pour leur longue contribution à la société. Inspirée du confucianisme, cette fête a lieu le troisième lundi du mois de septembre. Entre repas et cérémonies intergénérationnelles, SilverEco vous propose un tour d’horizon de cette tradition devenue une fête nationale en 1966.

japon Journée du respect pour les personnes âgées : 20 Septembre
  • La Journée du respect pour les personnes âgées (Keirō no Hi) est célébrée chaque année le troisième lundi de septembre au Japon pour honorer les aînés et leur contribution à la société.
  • Cette fête nationale a été officialisée en 1966, mais ses origines remontent à 1947, dans un village de Hyōgo où l’on organisait déjà une fête pour remercier les seniors.
  • Elle combine célébrations familiales et événements publics, invitant chacun à exprimer gratitude et respect envers les personnes âgées.
  • Les Japonais offrent souvent cadeaux, repas et moments conviviaux, renforçant les liens intergénérationnels et valorisant la sagesse des aînés.
  • La journée souligne l’importance sociale des seniors dans un pays confronté au vieillissement démographique, et promeut leur inclusion, leur bien-être et leur dignité.

Journée du respect pour les personnes âgées : un hommage national au Japon

Chaque année au Japon, la Journée du respect pour les personnes âgées, appelée Keirō no Hi en japonais, est célébrée le troisième lundi de septembre. Cette date a été instituée comme fête nationale en 1966 pour honorer les personnes âgées du pays, reconnaître leurs contributions à la société et souligner l’importance de la longévité dans une culture qui valorise le respect intergénérationnel.

A l’origine de cette journée : une tradition qui remonte à 1947, dans un petit village de la préfecture de Hyōgo où un maire local avait organisé une fête pour les aînés afin de remercier une génération marquée par les épreuves de l’après-guerre. L’idée s’est rapidement diffusée à travers le pays avant d’être inscrite officiellement au calendrier national.

Aujourd’hui, cette journée reste profondément ancrée dans la société japonaise. Elle combine à la fois une dimension civique, avec des événements organisés par les collectivités locales, et une dimension familiale, où chacun est encouragé à rendre hommage à ses aînés, à exprimer gratitude et reconnaissance.

Célébrer nos aînés : traditions, gestes et portée social

Le keirō no hi est l’occasion, au Japon, de manifester son respect à travers diverses actions concrètes. Dans de nombreuses communautés, des repas, cérémonies et cadeaux sont offerts aux personnes âgées, et des volontaires apportent parfois des déjeuners aux plus isolés pour partager un moment de convivialité.

Les familles profitent souvent de cette journée fériée pour se réunir autour de leurs proches âgés, leur rendre visite ou leur offrir des présents symboliques tels que des fleurs, des douceurs ou des messages personnalisés. Ces gestes mettent en lumière l’importance accordée à l’expérience, à la sagesse et aux liens intergénérationnels dans la culture japonaise.

Au-delà des célébrations individuelles, le Respect pour les personnes âgées reflète un enjeu sociétal majeur dans un pays où la population vieillit rapidement. Cette journée met en avant la valeur sociale des seniors, invite à repenser le rôle des générations âgées dans la société et à promouvoir des pratiques qui favorisent leur inclusion, leur bien-être et leur dignité.

Le respect des aînés, un pilier de la culture japonaise

Au Japon, le respect des aînés ne relève pas uniquement de pratiques sociales ponctuelles : il constitue un fondement culturel profondément ancré. Hérité en partie du confucianisme,ce principe valorise l’âge comme une source de sagesse, d’expérience et de transmission. Les personnes âgées occupent ainsi une place symbolique forte dans la société japonaise, où l’ancienneté est associée à la légitimité et au respect.

Cette considération s’exprime dès le plus jeune âge, à travers l’éducation, le langage et les relations familiales. La langue japonaise elle-même intègre des niveaux de politesse qui varient selon l’âge et le statut, traduisant une attention constante portée aux aînés. Dans les familles, la transmission intergénérationnelle reste centrale, et les personnes âgées sont souvent perçues comme des repères et des figures de stabilité.

Un respect culturel qui se prolonge dans l’espace public et les politiques sociales : la création de la Journée du respect pour les personnes âgées, devenue fête nationale, illustre cette volonté collective dereconnaître le rôle des seniors dans la société. Dans un pays confronté à un vieillissement démographique sans précédent, cette culture du respect constitue à la fois un héritage et un levier pour repenser la place des aînés, entre reconnaissance sociale et inclusion durable.