Emploi : les seniors souffrent toujours de discrimination à l’embauche

Partager cet article

Un baromètre IFOP publié le 13 février 2015 révèle qu’aujourd’hui, un tiers des chômeurs en France estiment souffrir de discrimination à l’embauche :  la majorité des répondants demandeurs d’emploi (93%) jugent qu’il est important de lutter contre ce type de discriminations et que la crise économique a aggravé ce contexte (pour 85% des répondants).  34% des demandeurs d’emploi estiment avoir été discriminés dans le cadre de leur recherche d’emploi, et 19% estiment l’avoir été de façon répétée.

Le premier facteur discriminant est lié à l’âge : 88% des demandeurs d’emploi estiment qu’être âgé de plus de 55 ans accroit le risque de discrimination à l’embauche.

L’âge reste un facteur principal de discrimination à l’embauche

1280px-Pôle_Emploi_LyonL’enquête d’IFOP a été réalisée en ligne du 27 octobre au 18 novembre 2014 auprès d’un échantillon de 1002 personnes représentatif des demandeurs d’emploi âgés de 18 ans et plus.

Elle fait un focus sur les demandeurs d’emploi d’origine étrangère non européenne, qui se disent aussi discriminés que l’échantillon global (32%). Cependant, ceux qui n’ont pas été victimes sont deux fois plus nombreux (14% contre 7%) à penser qu’ils seront un jour discriminés.
Être âgé de plus de 55 ans est perçu comme le premier facteur de discrimination à l’embauche (88%), suivi par la grossesse (81%), l’apparence vestimentaire (81%) et l’obésite (75%).

Plus de 800 000 seniors touchés par le chômage en France

Le baromètre IFOP sur les discriminations, en particulier liées à l’âge, reflète les récents chiffres du chômage publiés en début d’année : en 2014, le nombre de demandeurs d’emploi a enregistré une hausse de 5,7% et les seniors font partie des populations les plus concernées par le chômage et la précarité.

Le nombre des personnes âgées de plus de 55 ans demandeuses d’emploi a en effet augmenté de 10,3% en 2014. Il touche aujourd’hui plus de 800 000 seniors en catégorie A (c’est-à-dire n’exerçant aucune activité).

Engager une personne âgée de plus de 55 ans est en effet perçu comme une contrainte pour les entreprises étant donné la proximité de l’âge du demandeur d’emploi de sa retraite. Pour rester actifs, les seniors sont donc régulièrement contraints d’accepter des emplois précaires de courte durée sans espoir de débouchés sur un emploi stable jusqu’à l’âge de la retraite. LIndice Global Age Watch 2013 classait la France à la 41ème place dans le domaine de l’emploi et de l’éducation des seniors.

A la suite d’une discrimination à l’embauche, 4 personnes sur 10 (43%) ont abandonné leur recherche d’emploi et seuls 15% ont entrepris des démarches pour faire reconnaître la discrimination qu’ils avaient subi.

Partager cet article

Cet article a été publié par la Rédaction le


5 réflexions sur “Emploi : les seniors souffrent toujours de discrimination à l’embauche”

  1. merci pour votre article.Je ne comprends pas cette mesure de ne pas embaucher des seniors.Finalement ce qui est important chez un candidat c’est son savoir faire,son expérience et son efficacité qui peuvent facilement être chez un candidat âgé.

  2. Medirecrut

    Il est vrai qu’il est assez incompréhensible que l’expérience des seniors ne soit pas davantage mise en avance dans les entreprises. Ils sont souvent considérés, a tord, comme chers, réfractaires aux changements et pas suffisamment informatisés… Beaucoup de clichés, qui effacent malheureusement les atouts qu’ils sont en mesure d’apporter..

  3. Bonjour
    Je suis confronté a cette discrimination pour faire une formation et preparer un bts assurance. J ai eu au tel la dame de l ifpass (organisme de formation dans les metiers des assurances) qui s occupe des recrutements seniors et elle m a dit qu il y avait peu d espoir de trouver une entreprise qui accepte de m engager dans le cadre d un contrat de professionnalisation. Elle m a dit que sur le papier c est a dire au niveau des lois que c etait possible mais que la realité était plus complexe.
    Je suis encore en activité au sein d un travail qui reste alimentaire sans perspective d evolution. Certes c est mieux que rien mais ca craint quand meme. Quel pays cette france ou la mentalité n evolue pas.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut