Journée mondiale de l’audition : comment préserver son capital auditif au quotidien ?

AUTRES ACTUS ET INFORMATIONS SUR : AUDITION & MALAUDITION

Saviez-vous que l’audition commence à décliner dès l’âge de 30 ans ? À l’occasion de la Journée mondiale de l’audition du 3 mars prochain, il est essentiel de rappeler que ce capital auditif, non renouvelable et fragile, mérite d’être protégé dès le plus jeune âge. Spécialiste de la santé auditive, Audilab accompagne chacun dans la prévention, le dépistage et le maintien de ce trésor sensoriel.

Audition
  • Le capital auditif commence à décliner dès 30 ans et ne se régénère pas.
  • Les enfants et adolescents sont de plus en plus exposés à des sons intenses, risquant acouphènes et perte auditive.
  • La presbyacousie apparaît généralement entre 50 et 60 ans, souvent de manière insidieuse.
  • Prévention, dépistage et appareillage précoce sont essentiels pour protéger ce trésor sensoriel.
logo Audilab

Détecter les premiers signes pour préserver son capital auditif

Un constat alarmant. Selon les projections de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), d’ici 2050, près de 2,5 milliards de personnes pourraient présenter une perte auditive plus ou moins prononcée. De quoi mettre en lumière l’urgence d’agir dès maintenant pour protéger son capital auditif, afin de pouvoir entendre et comprendre la parole de façon automatique et irrépressible le plus longtemps possible.

Individuel, limité et fragile, notre capital auditif est à la fois vulnérable aux agressions sonores et à l’inévitable passage du temps. “Biologiquement, ce capital n’est pas réparable », rappelle le Professeur Bruno Frachet, avant de préciser que les cellules de l’oreille interne « ne se régénèrent pas”. Les aides auditives, implants et rééducation compensent la perte… sans pour autant restaurer l’audition initiale.

Si la cochlée, partie contenant les terminaisons du nerf auditif, est fonctionnelle dès la naissance et atteint rapidement sa taille définitive, le déclin auditif s’amorce silencieusement dès 30 ans.
Entre 50 et 60 ans, la presbyacousie s’installe progressivement. Les signes sont subtils :

  • Difficulté à suivre une conversation dans le bruit
  • Impression que les interlocuteurs « murmurent »
  • impression que les interlocuteurs parlent trop vite
  • Besoin de faire répéter régulièrement
  • Besoin de monter le volume de la télévision ou de la radio
  • Sensation d’oreille bouchée ou perception déformée des sons
  • Gêne auditive et acouphènes persistants

Des signes du quotidien qui peuvent avoir des conséquences sociales et cognitives importantes, allant de l’isolement à la fatigue, aux troubles de mémoire, et pire, à la dépression.

Enfants et adolescents : une exposition croissante au bruit

Les jeunes générations sont particulièrement vulnérables. Qu’il s’agisse d’écouter de la musique sur un smartphone, de jouer à des jeux vidéo avec un casque à volume élevé ou de participer à des concerts bruyants, les enfants et adolescents sont de plus en plus exposés à des sons intenses, parfois pendant plusieurs heures d’affilée.

Professeur Bruno Frachet, médecin ORL, spécialiste de l’audition

“L’oreille interne est une véritable cathédrale, architecturée de façon extrêmement complexe. Chez l’homme, contrairement aux oiseaux ou aux amphibiens, elle ne se reconstruit pas.”

Professeur Bruno Frachet, médecin ORL, spécialiste de l’audition

Cette exposition prolongée n’est pas anodine. Elle peut endommager progressivement les cellules de l’oreille interne et provoquer des acouphènes ou une perte auditive prématurée. Ces effets sont souvent invisibles au départ, ce qui rend la prévention d’autant plus cruciale.

Julie Bestel, audioprothésiste chez Audilab, insiste : “Préserver son capital auditif dès le plus jeune âge est toujours plus efficace que de réparer ensuite.” L’éducation au bruit, la sensibilisation des familles et des établissements scolaires, et l’adoption de gestes simples comme limiter le volume et la durée d’écoute, constituent des mesures essentielles pour protéger l’audition des générations futures.

Prévention et appareillage : agir tôt, sans attendre le déclin auditif

Protéger son audition au quotidien repose sur des gestes simples mais essentiels :

  • Porter des protections auditives adaptées : bouchons ou casques anti-bruit lors d’expositions prolongées
  • S’éloigner des sources sonores : à 2 mètres, le volume perçu est divisé par 4, à 3 mètres par 9
  • Limiter au maximum l’exposition prolongée au bruit
  • Bannir l’usage du coton-tige dans le conduit auditif.

Depuis 2018, la « surdité cachée », ou mauvaise compréhension dans le bruit malgré des tests normaux, est reconnue comme indication officielle d’appareillage. Les aides auditives modernes, intégrant IA et algorithmes de réduction du bruit, améliorent significativement la compréhension en environnement complexe. Elles ne restaurent pas le capital perdu, mais permettent de compenser efficacement les pertes et de préserver le confort cognitif et social.

Un bilan auditif, disponible dans les centres Audilab, permet d’évaluer précisément son capital auditif, de détecter les risques et d’adopter une stratégie personnalisée. Prévenir reste la clé : agir tôt protège la qualité de vie, le confort cognitif et les interactions sociales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *