[L’hebdo du Vieillissement] : Plan « Grand âge » : promesse utile… ou énième rendez-vous manqué ?

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La ministre Charlotte Parmentier-Lecocq a confirmé qu’un plan « Grand âge” sera présenté début février 2026, avec une ambition affichée : une stratégie jusqu’en 2050, construite sur une lecture territoriale des besoins.
> L’hebdo du Vieillissement du Pr Bertrand Fougère : « Plan « Grand âge » : promesse utile… ou énième rendez-vous manqué ? »

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Plan « Grand âge » : ce qu’on voit déjà se dessiner

  • Virage domiciliaire : favoriser le maintien à domicile, lutter contre l’isolement, soutenir l’aide à domicile
  • Habitat intermédiaire / habitat partagé : 10 000 places financées (PLFSS 2026) et montée en puissance annoncée.
  • Prospective et cartographie des besoins : état des lieux “jusqu’en 2050”, département par département, avec la question des fortes disparités territoriales.
  • Mesures déjà dans les tuyaux : fonds mobilité pour les SAAD (75 M €), poursuite de créations de postes en EHPAD (4 500 en 2026), + 10 000 places en habitat partagé, + 150 M € sur l’objectif de dépenses “personnes âgées”.
  • Prévention : diffusion d’ICOPE et articulation avec le plan maladies neurodégénératives.

Les enjeux

  • Passer d’un plan “catalogue” à une programmation : des objectifs chiffrés, un calendrier, des responsabilités, des indicateurs.
  • Assumer la vérité territoriale : les besoins ne seront pas les mêmes partout (ruralité, littoraux, inégalités sociales).
  • Faire du domicile une vraie politique publique, pas un slogan.
  • Transformer les EHPAD : des lieux de vie, mais aussi des plateformes ressources du territoire (appui gériatrique, répit, équipes mobiles, prévention, liens ville-hôpital).
  • Mettre enfin une ligne budgétaire “maintien de l’autonomie” : ICOPE n’est pas une incantation, c’est une organisation, un parcours (repérage → évaluation → interventions).

Les craintes

  • Le risque du “déjà financé, déjà annoncé” : un plan qui recycle des mesures du PLFSS sans choc d’organisation.
  • Habitat partagé = solution miracle ? Non. C’est une brique. Il faut aussi l’adaptation massive des logements, l’habitat inclusif, le soutien aux proches, et l’accès aux soins.
  • Le nerf de la guerre : les métiers. Sans attractivité, pas de virage domiciliaire, pas de qualité en établissement.
  • La condition politique : il faut qu’il y ait un souhait et un portage au plus haut sommet de l’état.

Ce que devrait être ce plan

  • Une programmation nationale 2030 / 2050, avec trajectoire financière pluriannuelle et cibles territoriales.
  • Un “pacte domiciliaire” : qualité, coordination, outils, répit, accès aux soins, et conditions de travail.
  • Un “pacte établissements” : transformation des EHPAD, médicalisation intelligente, libertés, qualité, ouverture sur le territoire.
  • Et une boussole unique : citoyenneté + autonomie, pas seulement sécurité + gestion des lits.

Ma question pour vous : préférez-vous un plan qui “annonce” des mesures… ou un plan qui oblige réellement (État, Assurance maladie, CNSA, départements) à délivrer des résultats, territoire par territoire ?

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Cet article a été publié par la Rédaction le

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