Télémédecine : Satelia déploie son expertise en cancérologie pour protéger les plus fragiles lors du COVID-19

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La start-up e-santé Satelia accompagne via la télémédecine les patients insuffisants cardiaques, greffés cardiaques, porteurs d’un coeur artificiel, ceux qui bénéficient de chirurgie, les centres anti-poison et désormais les patients atteints de cancers. Deux ans après son lancement, la plateforme de télésurveillance déploie un nouvel outil de suivi et prédiction à distance. Médecins et patients sont désormais préparés et avertis des bénéfices du télésuivi. Succès, développement et description de ces dispositifs médicaux d’avenir.

Un suivi en oncologie pour protéger les plus fragiles

En oncologie générale, la France a enregistré une augmentation de 6,26% du nombre de patients entre 2018 et 2019, passant de 879 000 patients à 934 000. En mettant de côté les cancers de la peau, on enregistre 382 000 nouveaux cas chaque année.

Chez les hommes, les cancers les plus prédominants sont tout d’abord ceux de la prostate, puis du poumon et enfin du côlon-rectum. Ils sont 204 600 nouveaux cas chaque année avec une mortalité qui s’élève à 89 600. Chez les femmes, ce sont d’abord ceux du sein, puis côlon-rectum et poumon. Elles sont 177 400 nouveaux cas chaque année avec une mortalité qui touche 67 800 personnes.

Les taux de guérison de ces trois principaux cancers ne sont pas égaux : 85% pour le cancer du sein chez les femmes, 19% pour celui du poumon sur cette même population. 94% de guérison chez les hommes pour celui de la prostate et seulement 16% pour celui du poumon.

Développer l’usage de la télémédecine en oncologie nous paraît très utile, explique Nicolas Pages, anesthésiste-réanimateur fondateur de Satelia, avant de poursuivre : C’est d’ailleurs une des demandes d’Unicancer, la fédération des Centres de lutte contre le cancer, qui au moment des élections présidentielles de 2017 avait remis un rapport de 60 propositions au sein duquel il était demandé « de profiter des opportunités créées par la e-santé pour rendre les patients acteurs de leurs parcours de soins ». En favorisant l’accès à la télémédecine via le déploiement d’outils robustes, simples et efficaces, nous souhaitons que patients et médecins voient leurs échanges fluidifiés et que l’outil amène à des décisions rapides et pragmatiques.

Dans un monde de plus en plus connecté il n’y a pas de raison que la santé soit oubliée, d’autant plus que le secteur se prête particulièrement bien au suivi à distance pour les patients connectés, offrant un accompagnement personnalisé, de qualité et sécurisé. Ceux qui ne sont pas équipés ou qui sont dans des zones blanches ne sont pas laissés de côté : ils sont contactés directement par le centre, pour prendre le relais de la technologie et leur offrir le même accès aux solutions de télémédecine.

En somme, cet outil permet aux professionnels de gagner du temps, et de prendre des décisions plus éclairées sur ce qu’il se passe à l’extérieur du centre de soins. Certaines toxicités des chimiothérapies sont définitives, il n’est pas possible de revenir en arrière. Satelia permet aux médecins oncologues d’avoir à disposition avant chaque consultation la liste exacte des symptômes de la précédente séance, ainsi que les résultats biologiques. C’est un gain de temps considérable, ainsi que de qualité. Le patient est également acteur de sa santé, et mieux informé. Nos recherches avec le CHU de Bordeaux se concentrent vers le développement de profils prédictifs, afin d’anticiper les effet secondaires avant qu’ils n’arrivent, détaille Nicolas Pages.

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Avec la COVID-19, repenser la venue à l’hôpital

Grâce à la télémédecine, proximité et distance ne sont plus antonymes. C’est le pari de Satelia depuis sa création. Pari amplement remporté par la start-up qui est aujourd’hui présente dans plus de 140 centres, hôpitaux, CHU, cliniques et cabinets libéraux.

La pandémie de Covid-19 a donné encore plus de poids à la télésurveillance. Cette dernière prend une place encore plus centrale pour les patients les plus fragiles et ceux atteints de maladies chroniques. Elle permet une amélioration de la prise en charge, tout en évitant de faire venir ces patients très fragiles si cela n’est pas nécessaire. Ces solutions permettent aussi aux hôpitaux surchargés de mieux répondre à la crise sanitaire. Ainsi les praticiens prennent des décisions efficientes rapidement et les patients sont surveillés et protégés sans quitter leur domicile. Gain de temps certain, meilleure qualité de suivi et déplacements à l’hôpital optimisés en ne maintenant que les indispensables, ce qui dans le contexte de pandémie que nous connaissons est salvateur pour la continuité des soins.

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Notre objectif est de faire venir les patients le moins souvent à l’hôpital, uniquement quand cela a un bénéfice pour eux. C’est la personnalisation des soins, adaptée à chaque patient et simple à mettre en oeuvre pour les professionnels. C’est ce que nous prônons. Nous devons profiter de cette période difficile pour moderniser nos pratiques et mettre à profit le temps médical où il est le plus utile, pour le bon patient, au bon moment, déclare Nicolas Pages.

Satelia oncologie permet à la fois de suivre le patient, de l’informer sur sa prise en charge et de détecter en amont les éventuelles complications de la maladie afin d’ajuster le traitement.

Dr. Amaury Daste, chef de l’hôpital de jour d’oncologie générale à Saint-André, témoigne : La pandémie du Covid-19 nous a amené à adapter nos pratiques pour une meilleure protection des patients suivis en hôpital de jour. La mise en place de cette application de suivi nous a permis de remettre le patient au centre de sa prise en charge tout en validant et en préparant son traitement en amont pour une diminution de temps passé en hôpital de jour.

Au CHU de Bordeaux, Satelia oncologie a été implanté dans le service grâce à un jeune précurseur, Guillaume Le Bihan, interne qui propose déjà la solution à ses patients.

Depuis l’utilisation de l’application de suivi, le traitement permet d’être anticipé, ce qui me fait gagner du temps passé en hôpital de jour sans attendre parfois 1h30 avant de recevoir mon traitement. Mon temps de passage passe de 5h à 3h en moyenne. L’outil est simple à utiliser et je le recommande, explique Philippe, patient suivi au CHU de Bordeaux (Hôpital Saint André).


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Publié par la Rédaction le


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