À la Résidence La Septfontoise, dans le Tarn-et-Garonne, l’IA vocale Livana Connect est actuellement expérimentée auprès de résidents, notamment dans les situations d’agitation, d’angoisse ou d’isolement. Soutenue par la Conférence des financeurs du Tarn-et-Garonne, cette initiative portée par l’ASEI entend tester une nouvelle forme de relais pour les équipes, sans prétendre remplacer la présence humaine.

- La Résidence La Septfontoise expérimente Livana Connect, une IA vocale dédiée aux résidents.
- Livana peut intervenir lors de situations d’agitation, d’angoisse ou d’isolement.
- La solution personnalise les conversations selon l’histoire et les centres d’intérêt de chaque résident.
- L’outil constitue un relais pour les équipes sans remplacer la présence humaine.
- Les premiers retours sont positifs, mais l’expérimentation doit encore être évaluée dans la durée.

L’IA vocale expérimentée auprès des résidents
La Résidence La Septfontoise fait partie des tout premiers EHPAD de France à expérimenter Livana Connect, une solution développée par la start-up fondée par Nicolas Raulin. Le principe repose sur un téléphone dédié, sans écran ni manipulation complexe, capable d’appeler directement le résident et d’engager une conversation avec lui. L’outil est particulièrement pensé pour intervenir lors de moments d’agitation, d’angoisse ou d’isolement.
Livana est personnalisée pour chaque résident à partir de son histoire de vie, de ses centres d’intérêt, de ses habitudes et des sujets susceptibles de l’apaiser. L’IA peut ainsi mobiliser certains souvenirs, détourner l’attention ou simplement proposer un temps d’échange. Pour Nicolas Raulin, fondateur de Livana, cette technologie est née d’une expérience personnelle et d’un constat effectué sur le terrain auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, confrontées à des situations dans lesquelles les professionnels disposent parfois de peu de solutions pour apaiser les résidents agités ou isolés.
Un relais pour les soignants, sans remplacer la relation humaine
L’objectif affiché par Livana Connect et l’ASEI n’est pas de substituer l’intelligence artificielle aux professionnels. La solution est présentée comme un relais ponctuel lorsque les équipes ne peuvent pas être partout à la fois. Elle doit notamment contribuer à maintenir le lien social, à soutenir les soignants dans certains moments difficiles et à répondre à des interactions répétitives qui peuvent également peser sur les proches et les aidants. L’ASEI rappelle par ailleurs qu’un téléphone ne peut remplacer « ni un professionnel, ni un proche, ni la relation qui se construit au quotidien ».
L’expérimentation est encadrée par les professionnels de la résidence. La psychologue supervise les échanges et peut s’appuyer sur les informations recueillies pour enrichir progressivement l’accompagnement du résident. Autre point : Livana Connect dispose de Livana Copilot, une interface permettant d’identifier de nouvelles informations issues des conversations visant à personnaliser davantage le suivi. Si Nicolas Raulin évoque, après un premier mois d’expérimentation, des retours du terrain qui permettent déjà de faire évoluer la solution, l’ASEI souligne de son côté que ces premiers résultats restent « à observer et à évaluer dans la durée ». L’enjeu est désormais de déterminer la juste place de l’IA dans l’accompagnement du Grand Âge, sans opposer innovation technologique et présence humaine. L’expérimentation se poursuit donc, avec un objectif clair : le lancement d’une étude qui permettrait à la société d’évaluer plus largement les usages et les bénéfices de sa solution au sein des EHPAD.
Cet article a été publié par la Rédaction le
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