Dépendance : l’assistance a apporté des réponses en 2012 selon le SNSA

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Le syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA) a livré ses conclusions sur le bilan de ses activités en 2012. Nous nous intéresserons ici particulièrement aux activités services à domicile, services à la personne et prise en charge de la dépendance.
Avec un chiffre d’affaires de 396 M€, l’activité Service à Domicile et Services à la personne représente 16,6 % du C.A. France des sociétés du SNSA, et 14,6 % des dossiers traités (soit 1 196 700 dossiers traités en 2012).

SNSA

Progression des prestations d’assistance à domicile pour personnes fragiles

On notera tout d’abord que le chiffre d’affaires de l’ensemble de ce secteur est en très légère baisse l’an passé par rapport à l’année 2011 (-0,1%).

Ce léger fléchissement de l’activité n’est pas homogène, les prestations de maintien à domicile pour les personnes fragiles ont augmenté tandis que celles à domicile, dites « de confort », ont dans le même temps baissé.

Le suivi de maladies chroniques entraîne l’augmentation de la prise en charge sur le moyen et long terme, et le SNSA a constaté une nette progression de l’activité des services de télé-conseils santé ou e-santé.
Plusieurs services se généralisent dans la prise en charge de la dépendance : prestations spécifiques aux handicapés et sites d’aides aux aidants notamment.

Des nouvelles prestations liées à la dépendance

Le sujet de la dépendance doit nécessairement être pris en compte par l’ensemble des acteurs publics, en grande partie lorsqu’on tient compte des évolutions démographiques de la population Française. En effet, notre pays comptera en 2030 pas moins de 8 millions de personnes âgées de plus de 75 ans.
Bien que le chantier dépendance 5ème risque entrepris en février 2011 par le Président Sarkozy a été suspendu. Le SNSA précise que de son côté il n’y a pas eu d’interruption de ses actions sur le terrain.
Les sociétés d’assistance ont anticipé ces besoins grandissants : les prestations d’assistances à domicile se sont donc multipliées (aide-ménagère, portage de repas, garde malade etc…), pour faire face à ce phénomène de vieillissement.

La dépendance est financée « à 80 % par l’Etat et l’assurance maladie, et 20 % par les départements via l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et l’aide sociale à l’hébergement », précise le SNSA. Pour autant « 71 % des Français estiment que la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics est insuffisante », ajoute le SNSA pour qui « la hausse du secteur de l’assistance à domicile prouve que les besoins sont réels et qu’un partenariat public/privé est une solution à envisager ».

La technologie de plus en plus utilisée

La technologie prend quant à elle de plus en plus d’importance. Des solutions sont mises en œuvre pour optimiser les relations assisteurs-consommateurs et prestataires-assisteurs.
Il s’agit par exemple de système de géolocalisation des appels clients lors d’une demande d’assistance mobile ou assistance voyage. C’est aussi l’apparition d’applications Smartphones pour faciliter divers services et démarches (paiement en ligne des assurances, déclaration de sinistres, rappel des traitements à suivre…).


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Cet article a été publié par la Rédaction le


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