La FESP rappelle que le virage domiciliaire ne pourra se faire sans l’ensemble des professionnels

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Publication d’une enquête sur les Dirigeant(e)s d’entreprises d’aide à domicile. Alors que le nombre de personnes âgées va évoluer de près de moitié dans les années à venir, les besoins actuels n’arrivent pour certain plus à être pourvus dans les territoires. La réponse au défi du virage domiciliaire ne pourra se faire sans l’ensemble des acteurs !

Dans la continuité des travaux de valorisations des métiers et des professionnels de l’aide à domicile engagés par la Fédération première fédération des entreprises de SAP, la FESP, les membres de la commission Maintien à domicile de la FESP ont souhaité en novembre dernier qu’une étude puisse être menée par la Fédération sur les dirigeants des services d’aide à domicile et de leurs caractéristiques. En effet, dans le cadre des échanges quotidiens que la FESP a avec les interlocuteurs publics (Elysée, Matignon, Ministère des Solidarités, Députés, Sénateurs, Départements, etc.), ils se sont rendus compte que les décideurs publics ne les connaissaient pas!

En effet, ils peuvent avoir à l’égard du secteur des entreprises d’aide à domicile et de leurs dirigeant(e)s de nombreux préjugés notamment sur la rentabilité et la situation financière de leurs entreprises mais encore plus sur la rémunération des dirigeants.

En échangeant avec un bon nombre d’acteur lors de ses déplacements dans les territoires ou lors des différentes commissions métiers, la FESP a été surprise de découvrir les rémunérations de certains chefs d’entreprise qui pour un bon nombre sont complétement déconnectées du temps passé dans leurs entreprises et des services rendus par celles-ci.

La FESP souhaite par l’objet d’une enquête porter à la connaissance des décideurs publics les réalités des dirigeants.

La FESP, enquête sur les Dirigeant(e)s d’entreprises d’aide à domicile : l’étude en question

Actuellement 2,5 millions de personnes âgées sont en situation de perte d’autonomie en France. Les Services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad), qu’ils soient entrepreneuriaux ou associatifs, implantés sur l’ensemble du territoire national, permettent à ces personnes d’être accompagnées à domicile pour les gestes de la vie quotidienne. Aux vues du vieillissement à venir de la population et des tensions sur le personnel que rencontrent les Saad, la Fédération du service aux particuliers (FESP), fédération leader des entreprises de SAP, alerte le Gouvernement sur la nécessité de disposer de politiques autonomies ambitieuses qui composent avec l’ensemble des acteurs quel que soit leur statut.

Or, et dans le cadre des échanges quotidiens que la FESP et ses adhérents ont avec les décideurs publics nationaux et locaux, ils se sont aperçus que ces derniers ne connaissaient pas les réalités des entreprises d’aide à domicile, mais surtout de leurs dirigeant(e)s et qu’ils pouvaient avoir à leur égard des préjugés portant notamment sur la situation financière des entreprises ainsi que sur la rémunération des dirigeants.

Ces méconnaissances se sont traduites par les récentes mesures politiques de revalorisation salariale de tous les professionnels du médicosocial au travers des accords « Ségur » et de l’avenant 43 qui excluent les intervenants des entreprises d’aide à domicile qui réalisent pourtant les mêmes activités. Laissant parfois entendre que les entreprises d’aide à domicile étaient des groupes côtés au Cac 40 avec des marges très importantes.

Ainsi, les 1 200 membres de la commission Maintien à domicile de la FESP ont souhaité en décembre dernier mener une étude sur les dirigeants des services d’aide à domicile et de leurs caractéristiques. Après plus de trois mois d’enquête menée par des sondages et questionnaires auprès de 382 répondants de toutes tailles (Réseaux, PME, TPE), la FESP publie les résultats de cette enquête qui reflète la réalité des Dirigeant(e)s.

À titre illustratif:

  • 76 % des dirigeants travaillent plus de 45 h par semaine
  • 82 % du temps de travail porte sur le suivi et l’encadrement des salariés et des prestations à domicile
  • 61 % des dirigeants d’entreprise d’aide à domicile gagnent moins de 35 000 € annuel

La FESP rappelle que les entreprises d’aide à domicile sont des maillons indispensables du bien vieillir et assurent tous les jours des prestations d’intérêt général. Il est donc essentiel que les politiques menées sur la dépendance et le handicap composent de manière homogène avec l’ensemble des acteurs.

Pour réussir le défi du virage domiciliaire, il est fondamental de disposer de politiques autonomies ambitieuses orientées vers le domicile afin de répondre au souhait de 90 % de la population.

Télécharger l’étude complète de la FESP


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Cet article a été publié par la Rédaction le


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