L’Université John Hopkins de Baltimore développe un concept d’hôpital à domicile

AUTRES ACTUS ET INFORMATIONS SUR : SANTE & E-SANTE

Festival SilverEco Bien Vieillir
Partager cet article

L’Université John Hopkins de Baltimore vient de développer un concept d’hôpital à domicile, utilisé par 2 000 personnes aux États-Unis. Ce dernier entend fournir des soins de qualité tout en désengorgeant les hôpitaux, considérés comme « des lieux hostiles » pour les personnes âgées.

Crédit : HelgaMariah / Shutterstock.com
Crédit : HelgaMariah / Shutterstock.com

Home sweet home

De nos jours, les personnes âgées doivent souvent choisir entre deux alternatives : rester à domicile ou aller à l’hôpital. De nombreux seniors ne prennent pas le risque de quitter leur « chez eux », ce qui, d’après l’étude menée par l’Université John Hopkins, représente un phénomène d’une ampleur sous estimée.

En totalité, 7 millions de personnes ne seraient pas aptes à quitter leur lieu de vie en raison d’une blessure, d’une maladie, ou d’une contre-indication médicale.

Santé et stétoscope
Crédit : piotr_pabijan / Shutterstock.com

D’après cette même étude, plus de 2 millions d’américains n’auraient pas quitté une seule fois leur domicile au cours des quatre dernières semaines. 1,6 million supplémentaire de personnes ne sortiraient que très rarement de chez eux.

Lire aussi : L’hospitalisation à domicile, une offre de soins qui pourrait doubler d’ici 2018

Un nouveau concept d’hôpital à domicile

Bruce Leff, Professeur de Médecine à l’Université John Hopkins de Baltimore, milite depuis plusieurs décennies pour le développement « d’hôpitaux à domicile », une alternative à l’hospitalisation des personnes âgées atteintes de maladies chroniques.

« Ce paysage est en train d’être transformé par les évolutions technologiques que nous connaissons. L’économie à la demande, les capteurs ou encore la télémédecine sont autant de technologies qui enrichissent le panel d’offres de soins à domicile apportés aux personnes âgées. Ce qui est une bonne nouvelle car les hôpitaux constituent des lieux dangereux pour les seniors », explique-t-il.

En général, les candidats à ce type de programme sont identifiés lors de leur passage aux urgences. Ils doivent répondre à des critères médicaux précis pour en bénéficier et disposer d’un lieu de vie adapté.

Une baisse du taux de mortalité

En 2012, l’Université John Hopkins a cherché à mesurer l’impact de cette forme de soin.

Durant un an, les chercheurs ont comparé l’état de santé de 323 patients, prêts à être hospitalisés mais ayant fait le choix de rejoindre le programme d’expérimentation, à celui de 1 048 patients hospitalisés.

Les résultats ont démontré une chute de taux de réadmission, ainsi que du taux de mortalité à six mois suivis d’un taux de satisfaction de plus de 10 points supérieur aux patients admis en services hospitaliers.

Lire aussi : Orientation en hospitalisation à domicile : bientôt un algorithme pour aider les prescripteurs ?


Partager cet article

Publié par la Rédaction le


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page