Rentrée universitaire 2018 : Le SNOF déplore que seulement 155 postes aient été attribués à la spécialité de l’ophtalmologie

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Rentrée universitaire 2018 : Le Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF) déplore que seulement 155 postes aient été attribués à la spécialité de l’ophtalmologie.

155 postes contre les 240 demandés ont été attribués à l’Ophtalmologie à l’épreuve classante nationale (ECN). Bien qu’en légère augmentation de + 13 par rapport à 2017, le SNOF est insatisfait de cette augmentation et juge que cela reste insuffisant au regard des enjeux en matière de délais d’attente et d’accès aux soins.

L’ophtalmologie, la spécialité la plus en déficit

Pour le Docteur Thierry Bour, Président du SNOF : « 155 postes viennent d’être attribués à la spécialité Ophtalmologie en 2018 à l’Examen Classant National (ECN). C’est plus que l’an dernier, mais cela reste insuffisant. Nous sommes la spécialité la plus en déficit, et pourtant nous ne sommes accessibles qu’à seulement 30% des futurs médecins lors du choix de leur spécialité ! C’est d’autant plus incohérent que l’ophtalmologie est la spécialité la plus demandée par les étudiants. Il est primordial de former un nombre suffisant d’ophtalmologistes pour en finir avec les délais d’attente et garantir un accès aux soins pour tous et sur tout le territoire ! »

 Pour mémoire un ophtalmologiste sur deux n’est pas remplacé lors de son départ à la retraite, et 2 500 devraient arrêter leur activité dans les dix ans. Malgré l’efficacité de la délégation de tâches, les délais d’attente ne diminueront durablement qu’à la condition qu’un nombre suffisant d’ophtalmologistes, garants de la filière visuelle, soit formé.

Centenaire - Senior - Personne âgée - Lunettes - Vue

L’accès aux soins prioritaire

« La réduction des délais d’attente et l’accès aux soins est une priorité du Gouvernement, pour autant, les pouvoirs publics ne nous donnent pas les moyens d’y arriver. C’est d’autant plus décevant que les ophtalmologistes se sont mis en ordre de bataille pour optimiser la prise en charge des Français grâce à la délégation de tâches. Mise en place par 60% des ophtalmologistes, elle commence déjà à porter ses fruits, mais elle doit être absolument soutenue par une augmentation du numérus clausus de la spécialité. » rappelle le Dr Thierry Bour.

Pour optimiser la formation des ophtalmologistes, et accueillir un nombre plus important d’internes dans la spécialité, le SNOF demande un développement rapide des stages en cabinet libéral. Le déploiement de cette option est en cours, avec 14 terrains de stages libéraux déjà ouverts pour les internes en ophtalmologie dans différentes facultés de médecine comme Limoges, Lille ou Nancy. Une centaine de postes pourrait être créée dans l’année à venir si tous les acteurs se mobilisaient. C’est d’autant plus nécessaire que 85% des médecins ophtalmologistes ont une activité libérale prédominante. Ces stages amènent un plus dans la formation professionnelle des futurs ophtalmologistes et sont un accélérateur pour améliorer l’offre de soins et la répartition des médecins sur les territoires lors de l’installation.

« Nous avons besoin du soutien des pouvoirs publics pour que la filière visuelle soit adaptée aux besoins des Français en matière de soins visuels. La situation sanitaire risque de devenir insupportable pour tous si une augmentation conséquente des effectifs d’ophtalmologistes n’est pas mise en œuvre rapidement et soutenue dans la durée. Il faut en finir avec la politique poursuivie depuis 25 ans de sous-attribution systématique des postes en ophtalmologie. » conclut le président du SNOF.

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Cet article a été publié par la Rédaction le


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