[REPLAY] SilverTech et innovation : les technologies qui façonnent le bien-vieillir

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Dans cette table ronde enregistrée au Festival International SilverEco Bien-Vieillir, quatre experts de la Silver économie confrontent leurs visions des technologies au service de l’autonomie. Aux côtés de Samsung Electronics France, Assystel, Sonaid et Life Plus explorent les nouvelles perspectives de la téléassistance connectée, de l’intelligence artificielle et de la prévention pour accompagner le vieillissement à domicile.

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Samsung mise sur les partenariats technologiques pour accélérer le bien-vieillir

Comment faire de la technologie un véritable levier d’autonomie sans qu’elle ne se substitue à l’accompagnement humain ? C’est le défi auquel entend répondre Samsung Electronics France en multipliant les collaborations avec les acteurs spécialisés de la Silver économie. Animée par Jérôme Pigniez, Président d’On-Medio – SilverEco.org, cette table ronde réunit Philippe Duchêne, Directeur marketing B2B Mobile eXperience chez Samsung Electronics France, Alexis Roche, PDG d’Assystel, Hélène Jaffrelot, CRO de Sonaid, et Nicolas Chiquet, fondateur de Life Plus.

Pour Philippe Duchêne, le numérique occupe une place centrale dans l’évolution des solutions de maintien à domicile. Le groupe sud-coréen entend mettre ses équipements grand public, notamment ses smartphones, tablettes et montres connectées, à disposition des expertises développées par les professionnels du secteur. Détection des chutes, identification de signaux faibles, déclenchement d’alertes ou téléassistance en mobilité : les usages doivent s’intégrer aux habitudes quotidiennes sans imposer de nouveaux équipements complexes. « Nous, on pense que le digital, il est au cœur de tout ça, que la technologie, elle va aider l’humain à faciliter le maintien des seniors à domicile », affirme-t-il.

philippe duchenne

« Nous pensons que le digital est au cœur de tout cela. Que la technologie va aider l’humain à faciliter le maintien des seniors à domicile »

Philippe Duchêne, directeur marketing B2B Mobile eXperience chez Samsung Electronics France

Cette stratégie repose sur une logique d’intégration et de pérennité. Samsung ne prétend pas maîtriser seul les spécificités de la téléassistance, mais souhaite fournir une plateforme technologique sur laquelle ses partenaires peuvent développer leurs propres services. Philippe Duchêne insiste également sur la nécessité de tester, corriger et maintenir les solutions dans la durée. Dans un secteur où une défaillance peut avoir des conséquences directes sur la sécurité des utilisateurs, l’innovation ne peut se limiter à une démonstration commerciale. « L’idée c’est de pouvoir voir agréger les expertises qui sont pertinentes et de voir comment nous on peut adapter nos produits », explique-t-il.

Assystel et Life Plus entendent rendre la téléassistance plus discrète et accessible

Pour Alexis Roche, PDG d’Assystel, le rapprochement avec Samsung s’inscrit pleinement dans une évolution profonde du modèle de téléassistance. Créé en 1977, le groupe compte notamment 17 000 abonnés et traite 320 000 appels chaque année. Après avoir développé son activité historique en B2B, puis en B2C, l’entreprise entend désormais proposer des solutions connectées adaptées aux nouveaux usages. Cette démarche prolonge une conviction ancienne : « la plus belle des téléassistance est celle qui ne se voit pas ». Lancé en 2009, le bijou connecté Framboise avait déjà illustré cette volonté de sortir des équipements traditionnels. Avec Samsung, Assystel franchit une nouvelle étape en intégrant ses services à une montre connectée grand public.

Alexis Roche, PDG d'Assystel

« Nous sommes en train de créer une vraie chaîne de valeur. Et c’est ce qu’on disait pendant la présentation, finalement. Nous sommes en train d’écrire la téléassistance du futur »

Alexis Roche, PDG d’Assystel

Le partenariat ne relève pas uniquement d’une association commerciale ou d’image. Il implique un véritable travail technique pour rendre la montre autonome, notamment grâce à sa carte SIM intégrée, sans obliger l’utilisateur à posséder un smartphone Samsung. La Framboise Watch permet ainsi de recevoir des alertes et de bénéficier d’une téléassistance en dehors du domicile. Alexis Roche souligne également l’importance de la fiabilité et du suivi des équipements : dans ce domaine, les phases de test, les mises à jour et la maintenance constituent des conditions indispensables au déploiement. « On est en train de créer une vraie chaîne de valeur. Et c’est ce qu’on disait pendant la présentation, finalement, on est en train d’écrire la téléassistance du futur », estime-t-il.

Du côté de Life Plus, Nicolas Chiquet défend une approche complémentaire, fondée sur les algorithmes plutôt que sur la fabrication des équipements. L’entreprise équipe déjà environ 7 000 seniors dans des résidences seniors, des EHPAD et des habitats partagés. Ses montres connectées intègrent notamment des dispositifs de détection automatique des chutes, des situations inhabituelles et des événements nécessitant une intervention. Après avoir développé ses propres équipements, Life Plus a choisi de s’appuyer sur la technologie Samsung pour étendre ses solutions au domicile. Un premier produit fonctionnel doit être testé avec des partenaires de téléassistance avant un déploiement commercial. Pour son fondateur, cette coopération permet de combiner puissance industrielle et expertise métier : « C’est le binôme qui fait que on est capable d’adresser du business ensemble, c’est vraiment un partenariat. C’est main dans la main. »

nicolas chiquet

« C’est le binôme qui fait que nous sommes capables d’adresser du business ensemble, c’est vraiment un partenariat, main dans la main »

Nicolas Chiquet, fondateur de Life Plus

Sonaid : l’intelligence artificielle au service de la détection des situations critiques

L’innovation passe également par des technologies moins visibles, capables d’identifier une situation de détresse sans intervention directe de l’utilisateur. C’est précisément le positionnement de Sonaid. L’entreprise développe une technologie d’analyse sonore qui permet aux objets connectés équipés d’un microphone de détecter des événements critiques. Douleur, détresse ou situation de panique : la solution analyse les vibrations de la voix plutôt que les mots prononcés. Une alerte est ensuite transmise aux professionnels compétents, aux soignants ou aux aidants en moins de dix secondes. Pour Hélène Jaffrelot, CRO de Sonaid, cette détection passive constitue un moyen de rendre la téléassistance plus discrète et de faciliter son adoption.

Déjà développée sur Android, la technologie est utilisée dans des solutions de téléassistance à domicile et en établissement, notamment sur des tablettes. Le partenariat avec Samsung doit permettre d’étendre progressivement son intégration à d’autres équipements, dont les montres connectées. Commercialisée depuis le début de l’année, la solution poursuit son déploiement auprès des professionnels. Hélène Jaffrelot rappelle toutefois qu’une technologie de détection ne peut fonctionner efficacement sans les services capables de prendre le relais : « on n’est que la brique de détection grâce au son et jamais sans l’écosystème qui nous entoure, on ne va jusqu’à être utilisé et pertinent pour les gens qui en ont besoin ».

Hélène Jaffrelot, CRO de Sonaid

« La plus belle des téléassistances est accessible à tous et ne se voit pas »

Hélène Jaffrelot, CRO de Sonaid

Au-delà des développements techniques, les quatre intervenants défendent une évolution de la téléassistance vers des services davantage intégrés aux habitudes de vie. L’objectif consiste à toucher des publics qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans les équipements traditionnels, notamment les seniors les plus jeunes et les personnes déjà familières des objets connectés. À terme, les algorithmes pourraient également dépasser la seule réaction à un événement pour contribuer à anticiper les risques grâce à l’analyse de données de santé et de comportements. Pour Hélène Jaffrelot, l’enjeu reste de proposer une technologie qui s’efface derrière son usage : « la téléassistance qui est accessible à tous et qui ne se voit pas ». Une ambition partagée par les partenaires, qui souhaitent poursuivre l’élargissement de leur écosystème et construire des réponses adaptées à la diversité des besoins liés au vieillissement.

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