

La Fédésap se félicite de la procédure d’extension d’un accord de prévention pour les salariés de la branche des entreprises de Services à la Personne. Ce régime, durement négocié par la Fédésap, constitue une avancée sociale majeure, adaptée aux réalités économiques.

- La Fédésap annonce la mise en place d’un régime de prévoyance obligatoire pour tous les salariés des Services à la Personne dès mai 2026.
- Pour la première fois, il a été signé à l’unanimité par les organisations syndicales de salariés, aux côtés de la Fédésap et la FFEC.
- Le nouveau régime offre une protection sociale équilibrée, adaptée aux réalités économiques du secteur, en couvrant les décès et invalidités.
- Le dialogue social a été relancé et la filière professionnelle du secteur renforcée.
- Les salariés précaires, notamment les aides à domicile et assistants maternels, bénéficient désormais d’une sécurité et d’une stabilisation de leurs carrières.

La Fédésap aux commandes d’un accord historique
Une victoire pour l’ensemble du secteur. À compter du 1er mai 2026, l’ensemble des salariés de la branche des entreprises de Services à la Personne et des crèches privées bénéficiera d’une couverture en cas de décès et d’invalidité. Un régime signé à l’unanimité par l’ensemble du corps syndical, de la CFDT à la CFTC en passant par la CGT et FO, aux côtés de la Fédésap et de la FFEC.
Concrètement, la mise en place de ce régime offre “un cadre de protection sociale équilibré”, soutenable économiquement et “adapté aux réalités du secteur”, souligne la Fédésap, “dans un contexte marqué par les tensions de recrutement et de fidélisation”. Véritable levier d’attractivité, il permettra la stabilisation des parcours professionnels et de reconnaissance concrète des métiers des Services à la Personne et des crèches privées.
Bâtir une filière “respectueuse des salariés comme des entreprises”
L’adoption de cet accord de prévoyance marque la reprise active du dialogue social, marqué par de vives tensions entre les différents syndicats du secteur. Les négociations étaient suspendues depuis mars 2025, avant de reprendre, le 12 décembre dernier. En mars, la FESP et la SYNERPA s’opposaient vivement à la mise en place de cet accord, malgré l’adhésion de l’ensemble des organisations syndicales à ce dernier. Ils dénonçaient notammentun processus de négociation “déloyal” et“un cadre financier déséquilibré” qui fragiliserait le secteur.
Un seul mot d’ordre pour les signataires : s’inscrire dans une dynamique constructive. Cela passe notamment par la structuration durable de la branche, une modernisation de la convention collective et la construction d’une filière professionnalisée “respectueuse des salariés comme des entreprises”, dans un contexte économique “contraint”, martèle la Fédésap.
Un secteur sous tensions ces dernières années
Le cœur du problème ces dernières années : le manque de sécurité et l’absence de régime de prévoyance étendu dont souffraient les salariés du secteur. Ce manque concernait majoritairement les aides à domicile, les assistants maternels et l’ensemble des personnels employés par des particuliers ou de petites structures, souvent en contrats précaires ou à temps partiel.
Privés d’une protection efficace en cas de maladie, d’accident ou de décès, ces professionnels se retrouvaient exposés à une insécurité financière durable, fragilisant leur quotidien et leurs parcours professionnels.
Cette vulnérabilité contribuait également à accentuer les tensions de recrutement, freinant ainsi la professionnalisation et la reconnaissance des métiers du secteur. L’instauration de ce nouveau régime de prévoyance constitue donc un véritable levier pour stabiliser les carrières, mais aussi sécuriser les salariés et renforcer l’attractivité d’un secteur essentiel au bien-vieillir et au maintien à domicile.
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