En 2023, 74 % des Français ne souhaitaient pas vivre dans un établissement pour personnes âgées en cas de perte d’autonomie (Drees). Mais les évolutions physiques liées à l’âge nécessitent d’adapter son habitat : le simple fait d’emprunter les escaliers peut rapidement devenir mission impossible pour les seniors. Une solution est donc nécessaire pour que les personnes chez eux puissent atteindre la chambre à coucher ou la salle de bain : le monte-escalier.

Qu’est-ce qu’un monte-escalier ?
Un monte-escalier est un dispositif mécanique utilisé pour aider les personnes à monter ou descendre les escaliers. Il se compose généralement d’une plateforme ou d’un siège qui est monté sur des rails fixés le long des marches d’un escalier.
Il peut être installé dans une maison ou dans un bâtiment public pour faciliter l’accès aux étages supérieurs pour les personnes à mobilité réduite ou âgées. Son installation garantit l’accès à toutes les pièces de son domicile, notamment celles l’accès nécessite le passage d’escaliers. Il en existe plusieurs types : droits, courbes, ou encore extérieurs. Les coûts d’installation et d’entretien varient en fonction du type et de la complexité du système choisi.
Quels en sont les avantages ?
En optant pour un monte-escalier, les personnes âgées peuvent profiter pleinement de l’intégralité de leur intérieur. Vieillir à domicile permet de conserver ses habitudes. Grâce à cette installation, les seniors retrouveront les parties de leur maison devenues inaccessibles, le tout sans effort et en toute sécurité : l’utilisation d’un monte-escalier réduit les risques de chutes. Les accidents d’escaliers provoquent, par ailleurs, de graves conséquences physiques chez les plus fragiles.
Son principal avantage : le senior reste indépendant dans tous ses déplacements. Avec une utilisation simple et instinctive, l’objectif est de préserver l’autonomie des seniors tout en accédant à un certain confort. Le fait d’adapter son logement permet d’éviter le déménagement. Ainsi, le senior évite de se déplacer.
Le monte-escalier va réaliser les efforts à la place du senior. Cette évolution signifie notamment :
- moins de fatigue au quotidien
- moins d’appréhensions
- et une meilleure qualité de vie.
Le senior gagne en énergie mais aussi en temps. À cause de certaines gênes, le fait d’utiliser les escaliers constitue une crainte mais aussi une multiplication des douleurs.
Quelles sont les différents types de monte-escaliers ?
Selon votre escalier, vos besoins ou encore vos capacités physiques, des monte-escaliers sont conseillés pour répondre au mieux à vos attentes. Chose importante à savoir : tous les modèles sont électriques.
Le monte-escalier droit
Ce modèle est le plus courant au sein des foyers. Il convient uniquement aux escaliers qui ne comptent aucun virage. Un rail en aluminium posé sur le mur ou sur la rampe permettra au fauteuil de monter ou de descendre. Ce type de monte-escalier prend peu de place une fois replié.
Le prix d’achat se situe en 2 500 et 5 000€. Ce dernier peut varier en fonction de la taille de l’escalier. Pour les escaliers mesurant 65cm de largeur, le modèle standard pourra être installé. À noter que ce dernier est le plus abordable.

Le monte-escalier tournant
À la manière du monte-escalier droit destiné aux escaliers droits, le monte-escalier tournant s’adapte aux escaliers tournants. Les virages de l’escalier pourront être passés sans problème et en toute sécurité par ce modèle.
Néanmoins, la réalisation et la pose de ce type de monte-escalier demandent un plus grand délai puisque le rail est conçu spécifiquement pour l’escalier. De ce fait, le prix peut varier entre 5 000 et 12 000€.
Le monte-escalier debout
Si les personnes âgées rencontrent des complications pour s’asseoir ou des douleurs articulaires, ce produit leur est destiné. À la manière d’un ascenseur, il suffit de se placer debout sur la plateforme, entre deux accoudoirs et avec une ceinture de sécurité, pour gravir les escaliers. Ce modèle convient aux escaliers étroits grâce à sa largeur moyenne de 40cm.
Il faut compter au minimum 3 000€ l’acquérir.
Le monte-escalier en colimaçon
Dans un souci d’adaptabilité à tous les habitats, le monte-escalier en colimaçon convient, comme son nom l’indique, aux escaliers en colimaçon. Pour ce genre d’escalier, seul ce modèle peut être installé, au contraire des autres. Les rails épousent la spirale de l’escalier.
La complexité des travaux pour des escaliers en colimaçon a des répercussions sur son prix avoisinant 8 000 à 12 000€.

La chaise élévatrice
Cette installation est celle qui prend le moins de place. Elle est souvent conseillée aux personnes à mobilité réduite partageant leur domicile avec des personnes valides. La chaise élévatrice s’adapte aux escaliers étroits et fonctionne avec un rail installé au sommet du mur ou du plafond. Elle y est suspendue à la manière d’un télésiège.
Comptez entre 1 500 et 8 500 € pour en obtenir une au sein de votre domicile.
Le monte-escalier extérieur
L’extérieur nécessite une installation plus robuste pour affronter les intempéries et durer dans le temps. Le principe est le même que pour un modèle d’intérieur : les seniors pourront s’y installer sans craindre les chutes ou les pannes puisqu’ils sont faits pour affronter la pluie, le vent, le gel ou encore le soleil.
Sa complexité d’installation ainsi que son entretien imposent un tarif plus important : comptez entre 4 000 à 12 000 € sont nécessaires pour son installation.
Comment bien choisir son monte-escalier ?
Pour choisir un monte-escalier, il faut prendre en compte plusieurs critères afin d’avoir un produit adapté et efficace au quotidien. Tout d’abord, il faut prendre en compte l’escalier présent au sein de son domicile. Tous les modèles ne correspondent pas à tous les types d’escalier selon la forme ou la largeur du passage.
Ensuite, il est important de choisir un monte-escalier en adéquation avec l’état de santé du senior et de ses capacités physiques. Certains types de monte-escalier nécessitent une installation particulière avec des mouvements que tous ne peuvent pas ou plus réaliser. Il doit pouvoir répondre à vos problèmes de mobilité : par exemple, le modèle assis est conseillé aux personnes qui souffrent de troubles de l’équilibre.
D’autre part, il est important de s’intéresser à la proposition de l’entreprise qui commercialise le produit. La durée de garantie, par exemple, est un élément important avec ce type de produit. Des pannes peuvent se répéter et une garantie peut être utile dans ce genre de situation. Généralement, elle s’élève à 2 ans. Si des pannes peuvent être détectées, il faut s’assurer qu’un SAV ou un service d’assistance soient proposés. Un monte-escalier hors service peut entrainer une perturbation du quotidien.
Quel budget prévoir pour l’achat d’un monte-escalier ?
Comme énoncé précédemment, le prix varie selon différents facteurs, notamment selon le modèle choisi. La moyenne pour un monte-escalier est de 4 000 à 5 000 €. Néanmoins, il est possible de prendre des modèles moins onéreux comme la chaise élévatrice, estimée entre 1 500 et 8 500 €.
D’autres facteurs font évoluer le prix : les dimensions du monte-escalier, les options pour le siège, les services d’entretien ou encore l’installation.
Il est par ailleurs possible d’acquérir un monte-escalier d’occasion pour les personnes qui ne pourraient s’offrir un modèle neuf.
Quelles sont les aides versées pour l’achat d’un monte-escalier ?
Il existe plusieurs types d’aides pour l’achat d’un monte-escalier, notamment :
- Les crédits d’impôt : il est possible de bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’achat d’un monte-escalier si vous êtes propriétaire de votre logement et que celui-ci est votre résidence principale. Le montant du crédit d’impôt est de 25 % du prix d’achat du monte-escalier, dans la limite de 5 000 €.
- MaPrimeAdapt’ : depuis le 1er janvier 2024, MaPrimeAdapt’ est le principal dispositif public destiné à financer les travaux d’adaptation du logement pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Cette aide peut notamment contribuer au financement de l’installation d’un monte-escalier, mais aussi d’autres aménagements favorisant le maintien à domicile, comme l’élargissement des portes, le remplacement d’une baignoire par une douche sécurisée ou encore l’amélioration de l’accessibilité du logement, sous réserve des conditions d’éligibilité.
- La TVA réduite : si vous êtes propriétaire de votre logement et que celui-ci est votre résidence principale, vous pouvez bénéficier d’une TVA réduite de 5,5 % pour l’achat d’un monte-escalier.
- Les subventions de l’Agefiph : l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) peut accorder des subventions pour l’acquisition d’équipements adaptés aux personnes en situation de handicap. Il est possible de consulter les critères d’éligibilité et les modalités de demande sur le site de l’Agefiph.
- Les subventions des caisses de retraite : les caisses de retraite peuvent également accorder des subventions pour l’acquisition d’un monte-escalier, notamment aux personnes retraitées qui rencontrent des difficultés à se déplacer chez elles. Il est possible de consulter les critères d’éligibilité et les modalités de demande auprès de sa caisse de retraite.
- L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) prend en charge une partie des frais liés à l’installation d’un monte-escalier. Les demandeurs de cette aide doivent avoir au moins 60 ans, avoir une perte d’autonomie classées de 1 à 4 sur la grille Aggir et doivent vivre à domicile. L’aide est de 705,13 à 1.807,89 €. Les demandes sont à réaliser auprès du Conseil départemental, du CCAS ou du Centre Local d’Information et de Coordination.
- Anah : l’Agence Nationale de l’Habitat prend en charge 35 à 50% du montant hors taxes avec un maximum de 7.000€ pour les revenus « modestes » et 10.000€ pour les « très modestes ». Pour y avoir accès, il faut être propriétaire du logement, y habiter depuis 15 ans et avoir au moins 60 ans avec un perte d’autonomie ou en situation de handicap.
- PCH : via la prestation de compensation du handicap, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) peut vous verser une aide de 50% maximum du montant total avec un plafond de 10 000€. Pour cela, il suffit de respecter des conditions liées à la perte d’autonomie, à l’âge et à la résidence. Un formulaire en ligne est disponible pour réaliser les démarches.
- CAF : la caisse d’allocation familiale propose un prêt pour l’amélioration de l’habitat (PAH) qui ne peut dépasser 80% du coût des travaux, dans la limite de 1 067,14€. Ce prêt pourra être remboursé sous 36 mois avec un taux d’intérêts de 1%.
- Action Logement : il est possible de demander, aussi, un prêt avec un taux d’intérêt très faible. Pour cela, il faut être salarié d’une entreprise du secteur privé, être propriétaire, être en situation de handicap et de transmettre une carte de handicap ou d’invalidité à Action Logement. 10 000€ peuvent être accordés avec un remboursement limité à 10 ans.
- Les dispositifs locaux : différentes actions d’aide peuvent être mises en place localement. Pour plus de renseignements, il faut se rapprocher des mairies, des CCAS, des collectivités territoriales, des Conseils Régionaux ou des CLIC.
Il est important de noter que ces différentes aides peuvent être cumulées. Il est donc conseillé de se renseigner auprès des différents organismes ou entités et de faire une demande pour chacune des aides pour lesquelles vous êtes éligibles.
Cet article a été publié par la Rédaction le
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