Maladie d’Alzheimer : 92 % des Français favorables à un dépistage précoce, 88 % réclament davantage de moyens pour la recherche

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À l’occasion des 120 ans de la découverte de la maladie d’Alzheimer, la Fondation Recherche Alzheimer dévoile les résultats d’un sondage OpinionWay sur les attentes des Français. Dépistage précoce, financement de la recherche et place des médecins dans les décisions thérapeutiques : l’étude révèle une forte volonté d’anticiper la maladie et d’accélérer les avancées scientifiques.

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  • 92 % des Français sont favorables à un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer s’il permet de ralentir les symptômes.
  • 83 % souhaitent pouvoir accéder à un test de détection précoce.
  • 88 % réclament une augmentation des budgets consacrés à la recherche sur Alzheimer.
  • 81 % font confiance à la recherche médicale pour développer de nouveaux traitements.
  • 47 % estiment que les décisions thérapeutiques doivent avant tout revenir aux patients et à leurs proches.
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Alzheimer : dépister plus tôt pour pouvoir agir

Savoir avant les premiers symptômes. C’est l’attente largement partagée par les Français face à la maladie d’Alzheimer. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour la Fondation Recherche Alzheimer, 92 % des répondants se déclarent favorables à un dépistage précoce s’il permet de ralentir l’aggravation des symptômes. Ils sont également 91 % à soutenir cette démarche si la maladie peut être facilement détectée ou si un traitement permet d’en prévenir l’apparition.

Cette adhésion se traduit aussi par une volonté de connaître personnellement les risques. Plus de huit Français sur dix (83 %) souhaiteraient avoir accès à un test permettant de détecter précocement la maladie. De leur côté, 80 % aimeraient être informés de leur propre risque lorsqu’un membre de leur famille est atteint. Pour le Dr Olivier de Ladoucette, président de la Fondation Recherche Alzheimer, cette évolution traduit une nouvelle perception du dépistage : « Pendant longtemps, le dépistage précoce posait la question du « pour quoi faire ? ». Aujourd’hui, même si aucun traitement ne permet encore de guérir la maladie d’Alzheimer, nous savons qu’un diagnostic et une prise en charge précoces peuvent déjà changer beaucoup de choses pour les patients et leurs proches. Ils permettent d’agir plus tôt, de préserver plus longtemps l’autonomie, d’adapter l’accompagnement et d’offrir un meilleur parcours de soins. Les Français l’ont bien compris : ils ne demandent pas simplement à savoir, ils veulent pouvoir agir. »

88 % des Français demandent davantage de moyens

L’attente est également forte du côté de la recherche scientifique. Près de neuf Français sur dix (88 %) souhaitent une augmentation des budgets consacrés à la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Cette proportion atteint 93 % chez les personnes âgées de 50 ans et plus. Une mobilisation qui témoigne de la place prise par cette pathologie dans les préoccupations sanitaires : 81 % des répondants estiment qu’elle représentera un coût majeur pour la société dans les années à venir.

La confiance dans les progrès scientifiques reste toutefois mesurée. Si 81 % des Français font confiance à la recherche médicale pour développer de nouveaux traitements capables de mieux prendre en charge la maladie, seuls 41 % pensent qu’une guérison complète sera possible dans un avenir proche. Les moins de 35 ans se montrent davantage optimistes : 51 % d’entre eux envisagent une guérison prochaine, contre 37 % des personnes plus âgées. Les résultats soulignent ainsi un décalage entre les espoirs placés dans les avancées thérapeutiques et les perspectives d’une guérison à court terme.

Dr Olivier de Ladoucette, président de la Fondation Recherche Alzheimer

« La maladie d’Alzheimer est aujourd’hui au cœur des préoccupations des Français. Les résultats de cette étude montrent qu’ils sont prêts à anticiper davantage la maladie, à recourir au dépistage lorsqu’il présente un bénéfice concret et qu’ils attendent des avancées importantes de la recherche. Ils rappellent également l’importance de préserver la relation de confiance entre les patients et les professionnels de santé. Plus que jamais, la recherche apparaît comme un levier essentiel pour répondre à ce défi majeur de santé publique »

Dr Olivier de Ladoucette, président de la Fondation Recherche Alzheimer

La relation entre le patient et le médecin conserve, par ailleurs, une place centrale dans les décisions thérapeutiques. Près d’un Français sur deux (47 %) estime que le choix d’un traitement doit avant tout revenir au patient et à ses proches, tandis que 42 % confient cette responsabilité principalement au médecin. Les autorités de santé (9 %) et l’intelligence artificielle (2 %) sont très peu citées pour avoir le dernier mot. L’efficacité démontrée constitue le premier critère susceptible d’inciter à suivre un traitement (74 %), devant la confiance dans le médecin prescripteur (58 %), qui devance elle-même la prise en charge financière.

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