Santé publique France dresse un premier bilan particulièrement préoccupant de la canicule exceptionnelle qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet 2026. Selon les premières estimations, au moins 5 764 décès toutes causes en excès ont été enregistrés, soit une hausse de 36 %, illustrant l’impact majeur des fortes chaleurs sur la santé de la population, bien au-delà des seules personnes âgées.

- La canicule de juin-juillet 2026 a provoqué 5 764 décès en excès en France, soit une hausse de 36 % par rapport au niveau attendu, selon une première estimation de Santé publique France.
- Cet épisode de chaleur exceptionnel a touché 98,5 % de la population hexagonale, avec 92 départements concernés et des records de température historiques enregistrés partout en France.
- Les personnes âgées de 75 ans et plus restent les principales victimes, avec 3 719 décès en excès, représentant près des deux tiers du bilan provisoire.
- L’impact sanitaire a été particulièrement marqué en Île-de-France, région la plus touchée avec près de 2 000 décès supplémentaires, tandis que certaines régions du Sud ont été moins exposées.
- Santé publique France rappelle que ce bilan reste provisoire et sera consolidé à l’automne afin de mesurer précisément les conséquences sanitaires de cette canicule historique.
Un premier bilan sanitaire exceptionnel de la canicule 2026
La canicule qui a touché la quasi-totalité de la France entre le 17 juin et le 2 juillet 2026 laisse un bilan humain particulièrement lourd. Santé publique France estime à 5 764 le nombre de décès toutes causes en excès, soit une augmentation de 36 % par rapport au niveau attendu. L’agence sanitaire rappelle qu’il s’agit d’une première estimation, réalisée trois semaines après la fin de l’épisode, qui devra être consolidée à l’automne. Le communiqué souligne que cette vague de chaleur a exposé 98,5 % de la population hexagonale, avec 92 départements concernés. Les 24 et 25 juin ont notamment constitué les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec une température moyenne nationale dépassant pour la première fois les 30 °C sur 24 heures, selon Météo-France.
Cette canicule s’est distinguée par son intensité, sa précocité et sa durée inédites. Des records historiques ont été relevés dans plusieurs villes françaises, atteignant notamment 42,5 °C à Bordeaux, 40,1 °C à Paris, 42,7 °C à Niort, 43 °C à Brive ou encore 43,8 °C à Saintes. Si l’impact sanitaire reste inférieur à celui observé lors de la crise de 2003, Santé publique France insiste sur le caractère exceptionnel de cet épisode, dont plus de la moitié des décès en excès (56 %) ont été enregistrés entre le 25 et le 27 juin.
Toutes les générations touchées, des disparités régionales marquées et un bilan encore provisoire
Contrairement aux épisodes précédents, cette canicule a provoqué un excès de mortalité dans toutes les classes d’âge à partir de 15 ans, avec une hausse particulièrement marquée dès 45 ans. Les personnes âgées demeurent toutefois les plus touchées : les 75 ans et plus représentent près des deux tiers du bilan provisoire, avec 3 719 décès en excès, soit une augmentation de 33,3 %. Santé publique France précise également que les décès ont augmenté dans tous les lieux de vie, qu’il s’agisse des établissements hospitaliers, des domiciles ou encore des EHPAD et maisons de retraite.
L’impact de la chaleur varie fortement selon les territoires. L’Île-de-France apparaît comme la région la plus touchée avec près de 2 000 décès en excès (+81,2 %). Suivent le Grand Est (+38,9 %), les Pays de la Loire (+55,2 %) et le Centre-Val de Loire (+62,6 %). À l’inverse, la Corse, l’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur ne présentent pas d’excès de mortalité, leurs populations ayant été moins exposées aux températures extrêmes durant cette période.
Santé publique France appelle enfin à la prudence dans l’interprétation de ces chiffres. Les données proviennent des déclarations d’état civil transmises par l’Insee et couvrent environ 84 % de la mortalité nationale. Elles sont ensuite extrapolées à l’échelle du pays à l’aide du modèle statistique européen EuroMomo, qui compare les décès observés au nombre de décès attendus. Le communiqué rappelle que « ces données constituent une première estimation » et que « l’estimation finale de l’excès de mortalité consolidée sur l’ensemble de l’été » sera publiée à l’issue de la période de surveillance estivale, permettant d’évaluer plus précisément les conséquences sanitaires de cette canicule historique.
Cet article a été publié par la Rédaction le
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