Grippe : les pharmaciens autorisés à vacciner dans 2 régions françaises

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Alors que la campagne de vaccination contre la grippe a débuté début octobre, une nouveauté a fait son apparition cette année : la possibilité, pour certains pharmaciens, de vacciner directement les patients contre la grippe ; l’objectif étant d’augmenter le nombre de personnes immunisées.

Les pharmaciens autorisés à vacciner dans deux régions

C’est une nouveauté cette année : une simple visite à son pharmacien peut suffire pour se faire vacciner contre la grippe, tout du moins dans 2 régions françaises. En effet, certains pharmaciens peuvent administrer eux-mêmes le vaccin depuis le 6 octobre 2017, début de la campagne annuelle de vaccination, en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine.

Pharmacie - Pharmacien - Prescription médicaments - Ordonnances

Cette expérimentation, qui devrait durer 3 ans, est voué à s’élargir à d’autres régions. Anne-Sophie Robin Malachane, une pharmacienne concernée, explique : « Le but, c’est qu’on essaie de recruter des patients qui sont hésitants face à la vaccination. On a quand même fait plus de six ans d’études, et du coup, qu’on nous confie d’autres missions de prévention, c’est vraiment quelque chose avec lequel on est complètement d’accord ».

Une expérimentation qui s’adresse seulement aux adultes

Les pharmaciens ont seulement le droit de piquer les adultes, déjà vaccinés au moins une fois contre la grippe. Les femmes enceintes, les enfants et les personnes à risque, comme les patients immunodéprimés, doivent aller chez leur médecin traitant.

Pharmacien - Pharmacie - Ordonnance - Relation avec les clients seniors« Les personnes à risque particulier (réaction allergique à une vaccination antérieure, traitements anti-coagulants…) identifiées par le pharmacien lors de l’entretien pré-vaccinal doivent également être orientées vers le médecin traitant », précise l’arrêté autorisant l’expérimentation.

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Une expérimentation qui doit faire ses preuves

Pour le patient, l’acte est gratuit. Le pharmacien percevra 4,50 euros par personne vaccinée dès lors que celle-ci bénéficie d’une prescription vaccinale et 6,30 euros si elle présente un bon de prise en charge adressé par sa caisse d’Assurance maladie. Les autorités espèrent ainsi améliorer la couverture vaccinale et passer de 48% à 75%.

En attendant, l’expérimentation semble déjà bien fonctionner. Depuis le lancement de la campagne de vaccination début octobre, plus de 50 000 patients en ont déjà bénéficié.

 

Si les pharmaciens se réjouissent d’une « avancée majeure pour la santé publique », cette nouveauté a suscité la réticence des syndicats de médecins et infirmiers libéraux, qui craignent notamment un « démantèlement de leurs compétences ».


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Cet article a été publié par la Rédaction le


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