Nicolas SARKOZY revient sur le sujet de la réforme dépendance à l’occasion de ses voeux aux acteurs de la santé

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A l’occasion des vœux de Nicolas SARKOZY aux acteurs de la santé et de la dépendance, jeudi 20 Janvier, le chef de l’Etat a évoqué l’affaire du Mediator et a prôné « une refondation en profondeur de notre politique du médicament ».

Nicolas SARKOZY est également revenu sur la nécessité de lutter contre la paperasserie qu’engendre le système de santé actuel : « pour remplir le dossier d’une malheureuse personne âgée pour rentrer en maison de retraite, il faut bac+24 ! »


Concernant la réforme de la dépendance à laquelle le Président de la République « attache une très grande importance », Nicolas SARKOZY a déclaré :

« 14 Millions de français ont plus de 60 ans, 3 Millions ont plus de 80 ans et d’ores et déjà 1 Million de personnes âgées sont dépendantes, c’est à dire qu’elles ne peuvent pas seules se débrouiller, qu’elles ont perdu leur autonomie, mais la question que je pose à la société française : quand on perd son autonomie physique est-ce qu’on doit également renoncer à sa dignité est ce qu’on est moins un être humain ? Cet homme ou cette femme victime du ravage, des souffrances du grand âge c’est un père c’est une mère, c’est une femme et un homme qui a travaillé toute sa vie, qui a élevé des enfants, c’est un destin, est-ce qu’on doit le respecter ou est-ce qu’on ne doit pas le respecter ?
Cet homme ou cette femme que vous voyez, ayant perdu la connaissance de tout, cela pourra être nous demain, chacun d’entre nous demain (…)
Est-ce que cela ne vaut pas la peine qu’on s’occupe de cette question ?
Tout le monde a les chiffres, tout le monde sait ce qu’il en est, et tout le monde sait que l’APA ne permet pas de payer une maison de retraite spécialisée ou les aides a domicile qui leurs sont nécessaires.
Il y a très exactement 20% des familles qui peuvent payer la maison de retraite d’une personne dépendante.
 »

Et de conclure à propos du chantier de réforme confié à Roselyne Bachelot et Marie-Anne Montchamp :
« Il s’agira de répondre a des questions très difficiles (…) comment on finance ?
Il faut des moyens supplémentaires, est-ce que cela sera de l’assurance, plus de travail, des prélèvements ?
Le débat éclairera la position des uns ou des autres mais la position il faudra la prendre c’est notre devoir d’affronter ces questions.
 »

Vidéo complète du discours disponible sur le site publicsenat.fr :


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Cet article a été publié par la Rédaction le

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