Ostéoporose : Les polyphénols au secours de notre squelette

filiere silver economie international festival 2024
Solutions pour bien vieillir
Partager cet article

L’ostéoporose, considérée comme un problème majeur de santé publique, touche 3 millions de femmes en France. Cette pathologie liée au processus de vieillissement se traduit par une fragilisation du squelette qui est à l’origine de nombreuses fractures, environ 145 000 par an.

Dans le cadre d’une stratégie de prévention nutritive de l’ostéoporose, des chercheurs de l’Inra se sont intéressés au potentiel des polyphénols, des molécules contenues dans de nombreux fruits et légumes. Ils ont ainsi montré que la fisétine, polyphénol contenu dans les fruits rouges, participe au maintien de la santé du tissu osseux. Une autre étude menée sur les composants de l’olive a permis de mettre au point un produit naturel qui a été cliniquement reconnu pour lutter efficacement contre l’ostéoporose.

Le tissu osseux assure plusieurs fonctions vitales au sein de notre organisme. Il joue une fonction mécanique avec un rôle de soutien du corps et de participation aux mouvements. Il est le lieu de la formation des cellules sanguines au niveau de la moëlle et constitue un réservoir de minéraux tels que le calcium. Le remodelage permanent du tissu osseux est assuré par deux grands types cellulaires : les ostéoblastes responsables de la formation osseuse et les ostéoclastes responsables de la résorption osseuse. L’équilibre entre l’activité de ces cellules détermine la masse osseuse qui évolue tout au long de notre vie.INRA LOGO

Avec l’âge, un déséquilibre s’installe, la formation ne compensant plus la résorption conduisant à une perte de masse osseuse et donc à une fragilisation du squelette. Ce processus peut dans certaines conditions atteindre un seuil pathologique qui s’exprime par l’apparition d’une fracture (ostéoporose).

Dans le cadre d’une thérapeutique limitée de l’ostéoporose, il est primordial de développer des stratégies alternatives de prévention. S’il est démontré que la malnutrition est susceptible d’induire une atteinte du tissu osseux, il est fortement probable qu’une alimentation optimisée puisse également ouvrir, à terme, la voie d’une véritable prévention de cette pathologie.

Ostéoporose : la fisétine, un polyphénol qui limite la perte osseusefruits-rouges

Chez la femme, le déclin de la fonction ovarienne lors de la ménopause est associé à l’apparition d’une inflammation chronique par suite de l’induction de protéines inflammatoires (des cytokines), exacerbée par les processus de vieillissement. Or, ces cytokines présentent des effets néfastes pour la structure osseuse en modulant l’activité des ostéoblastes et ostéoclastes. Dans ce contexte, les chercheurs de l’Inra se sont intéressés au potentiel de la fisétine, polyphénol reconnu pour ses propriétés anti-inflammatoires, qui se retrouve dans les fruits rouges comme les fraises, ou encore dans les pommes ou certaines plantes utilisées en médecine asiatique traditionnelle pour combattre l’arthrite.

Des chercheurs de l’Inra ont ainsi démontré que la consommation quotidienne de fisétine permet de réduire la perte de masse osseuse. En effet, les souris ayant consommé ce polyphénol ont un os mieux organisé et plus minéralisé, ce qui s’explique par une optimisation de l’activité des cellules osseuses.

Les chercheurs ont également constaté que la fisétine stimule l’activité des ostéoblastes, favorisant leur capacité à synthétiser et structurer le tissu osseux, grâce à un effet positif sur l’expression des enzymes constitutives de la matrice osseuse. Au contraire, la fisétine bloque la différenciation et l’activité des ostéoclastes, limitant leur capacité à résorber la matrice osseuse.

Ainsi, ces données suggèrent que la fisétine, une molécule naturelle retrouvée dans notre alimentation, participe au maintien de la santé du tissu osseux en exerçant une activité combinée particulièrement novatrice sur les cellules osseuses. Il est désormais nécessaire de conforter cette démonstration de l’action ostéoprotectrice de ce polyphénol par une étude clinique chez des patientes pour un suivi longitudinal au cours des années post-ménopausiques. A terme, la fisétine pourrait constituer une alternative prometteuse dans la prise en charge de l’ostéoporose par l’intermédiaire de recommandations nutritionnelles.

BONOLIVE®, un produit naturel cliniquement reconnu pour lutter contre l’ostéoporose

Polyphénol extrait de l’olive, l’oleuropéine, a été cliniquement reconnue en juillet 2014 pour ses bienfaits sur la santé du tissu osseux des femmes ménopausées.

grenadesBONOLIVE®, extrait polyphénolique concentré en oleuropéine et commercialisé en tant qu’ingrédient pour les industriels, représente l’aboutissement de plusieurs années de recherche, incluant une étude clinique de 12 mois menée par des chercheurs et cliniciens de l’Inra sur 64 femmes ménopausée. Les résultats obtenus, montrant une hausse de 32% du taux d’osteocalcine, un indicateur spécifique de la formation osseuse, ont révélé les fonctions ostéoprotectrices de BONOLIVE®. Les chercheurs ont également constaté que la prise de BONOLIVE® a permis de maintenir la densité minérale des os. Enfin, une diminution significative du taux plasmatique de cholestérol et des triglycérides a été observée.

Ces résultats très prometteurs permettent, non seulement de développer de nouveaux outils qui seront mis à disposition des professionnels de santé pour la prise en charge des pathologies osseuses, mais ils ouvrent également la voie à de nouvelles pistes d’innovation ciblant les micronutriments pour la santé osseuse

Un polyphénol, qu’est-ce que c’est ?

Les polyphénols constituent une famille de molécules organiques que l’on retrouve très largement dans
le règne végétal, à savoir les fruits, les légumes, les graines ou les plantes. La production de polyphénols permet aux végétaux de se défendre des agressions environnementales. Ils ont une multitude d’activités biologiques dépendant de leur structure chimique : certains sont connus pour leurs propriétés anti oxydantes, d’autres agissent comme des hormones ou démontrent une activité anti-inflammatoire.


Partager cet article

Cet article a été publié par la Rédaction le

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *