Bien-Vieillir et luminothérapie : ses applications, ses outils

Festival SilverEco Bien Vieillir
Partager cet article

« Luminothérapie » est un terme renvoyant au traitement médical par le biais de la lumière. La luminothérapie est également appelée photothérapie, les deux noms diffèrent dans la mesure où le premier renvoie au terme latin de lumière (lux remplacé par luminaria) et le second au grec (phôs, phôtos).

Le père de cette thérapie est le médecin danois Niels Finsen qui fut récompensé en 1903 pour cette découverte. D’autres avancées comme la pénicilline et les vaccinations massives qui se déroulèrent en même temps, firent un peu oublier ses travaux. Il fallut attendre 1984 pour que le docteur Norman Rosenthal découvre l’utilité de la luminothérapie en psychiatrie pour soigner les dépressions. Cependant, ce n’est que 21 ans plus tard, en 2005, que cette technique reçut une reconnaissance officielle comme traitement contre la dépression saisonnière et certains troubles du sommeil.

Source : Wikipédia
Lampe de Luminothérapie – source image : Wikipédia

Fonctionnement de la Luminothérapie

De façon simple, il s’agit de s’exposer à un spectre lumineux dépourvu de rayons UV et infrarouges entre 20 et 30 minutes par jour, le matin de préférence. L’unité de mesure de ce spectre est le lux et doit être d’une valeur de 10 000.

Cette thérapie est efficace car l’épiphyse (ou glande pinéale) produit en réponse à l’absence de lumière de la mélatonine qui est l’hormone du sommeil. Cette neurohormone est centrale pour réguler notre rythme biologique, la plupart de nos sécrétions d’hormones et en partie le rythme circadien (veille/sommeil).
La mélatonine est également liée à l’appétit car son récepteur se retrouve aussi dans les cellules du pancréas sécrétant l’insuline qui est chargée de contrôler la glycémie.
En bref la sécrétion de mélatonine pendant la nuit nous assure le sommeil ainsi qu’une bonne régulation hormonale. Si elle est sécrétée la journée, elle provoque un état d’assoupissement, une sensation de faim et un dérèglement du biorythme. Elle peut aussi provoquer d’autres symptômes beaucoup plus graves.

Comme elle est une réponse du corps à un manque ou une baisse de la luminosité, il suffit de s’exposer au rayonnement d’une lampe thérapeutique pour palier à ce manque. L’idéal étant le matin pour faire cesser la production de cette hormone pour la journée. A noter que le pic de production de cette hormone se situe en temps normal vers 5h00 du matin.

Les symptômes traités par la luminothérapie

La première utilisation de la luminothérapie a été faite en psychiatrie, elle permet de lutter contre la « dépression-saisonnière » (SAD: Seasonal Affective Disorder). Ce type de dépression est diagnostiqué lorsque, du mois d’Octobre au mois de Mars, pendant deux années consécutives, une personne souffre d’une baisse d’énergie et d’un accroissement de l’appétence pour le sucre.

Chez certaines personnes et notamment les sujets âgés, les fins de journées et la diminution de la lumière est source d’angoisse. On retrouve également cette réaction chez le nourrisson. A ces symptômes s’ajoutent des troubles du sommeil, des troubles menstruels, une irritabilité accrue, une libido et un dynamisme réduit.

ampoule luminothérapie

Des applications vastes touchant un large éventail de la population

En plus de lutter contre les SAD, la luminothérapie trouve son utilisation à tous les âges, du bébé à la personne âgée en maison de retraite, en passant par les mères dans leur période post accouchement ainsi que toute personne se sentant moins dynamique à l’arrivée de l’hiver.

Le cas du nourrisson diffère cependant des autres utilisations car il s’agit là d’un traitement non plus psychiatrique mais davantage physiologique pour traiter les cas d’ictère, également appelés Jaunisse. Les lampes de luminothérapie à lumière bleue s’avèrent efficaces pour traiter cette affection.

En maison de retraite la luminothérapie peut aider les personnes à réguler leur cycle de sommeil. En effet, les personnes âgées ont tendance à s’endormir tôt et se réveiller au milieu de la nuit, avec les risques que cela comporte, notamment les risques de chute.
Dans ce cadre, une séance de luminothérapie en fin d’après-midi permet à la personne de rester éveillée plus longtemps et de ne pas se relever pendant la nuit. De plus, des études ont montré que ce traitement pouvait aider à lutter contre les cas de démence.

Face aux problèmes causés par le décalage horaire ou encore le travail de nuit, la luminothérapie peut également être utile. Elle permet de régler son rythme biologique, mais aussi d’éviter de s’endormir.

Cette technologie a également des applications sur le plan esthétique et commence à s’introduire dans les instituts de beauté. Il existe par exemple une brosse utilisant la luminothérapie qui permettrait de lutter contre la chute des cheveux (la brosse hairmax lasercomb). Ou encore une lampe à infrarouge recommandée pour les soins du visage. Il est à noter néanmoins que ces dernières usent de laser et d’infrarouge qui ne sont pas les mêmes éléments que ceux utilisés lors de séances classiques de luminothérapie.

Luminothérapie : des technologies disponibles pour le grand public

En dehors des outils thérapeutiques destinés à un usage strictement médical par des professionnels de la santé, des technologies conformes aux recommandations médicales sont disponibles pour un usage privé.

On trouve plusieurs modèles de lampes de luminothérapie possédant différentes tailles et différentes puissances : lampes dédiées à des séances de luminothérapie, lampe de bureau, ampoules classiques à fixer sur tout type de luminaire…

luminotherapie luminettes

Après trois années de recherche, le projet de recherche « Eclat » a donné naissance à des lunettes de luminothérapie : les Luminettes. D’une puissance de 3000 lux, elles disposent d’une autonomie d’une heure.

Il existe également des « simulateurs d’aube » conçus pour réveiller en douceur. Ils commencent à diffuser 30 minutes avant le réveil une faible lumière qui va en s’amplifiant pour atteindre son « climax » à l’heure du réveil programmé. Beaucoup moins agressif que le réveil traditionnel, cette méthode convient mieux à notre corps qui réagit à la lumière de l’aube en se préparant pour la journée.

Avec la reconnaissance de la luminothérapie, toute une gamme de produits a vu le jour. Présents aussi bien dans le milieu médical que domestique, il y a fort à parier que ce nouveau marché va prendre de l’ampleur auprès d’un public de plus en plus sensible aux médecines douces et aux approches non-médicamenteuses pour les personnes âgées.
Une alternative de plus aux antidépresseurs dont les français font une si grande consommation.


Partager cet article

Publié par la Rédaction le


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page