10 à 30% des seniors dépriment en Suisse

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Les personnes âgées habitant en Suisse seraient 10 à 30% à présenter des symptômes dépressifs au quotidien, c’est tout du moins ce qu’estime le journal « Le Matin Dimanche ». Les raisons sont multiples : facteurs biologiques, sociaux, personnels.

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Des causes variées pour la dépression

En Suisse, on estime que 10 à 30% de la population senior est déprimée. Les causes sont diverses et variées, qu’il s’agisse de facteurs personnels, biologiques ou sociaux.

Les facteurs biologiques

senior-triste-malheur-désespoirAvec l’avancée en âge, les seniors sont plus sujets au risque de développer des maladies du système nerveux central. Par exemple, environ 40% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson sont concernées par un état dépressif.

« La probabilité de déprimer est plus forte chez les personnes atteintes de la maladie », explique un psychiatre vaudois.

Vieillir entraîne également des problèmes de mobilité, les personnes âgées sont donc dans l’obligation de rester chez elles, elles sont donc progressivement isolées et perdent le moral.

Les facteurs personnels

Le passage à la retraite est une période de vie assez difficile pour tout un chacun. En effet, certains retraités supportent mal la perte de leur statut social.

Egalement, l’altération de leur physique peut vite leur miner le moral, d’autant plus que plus une personne doute d’elle-même, plus elle sera à même de déprimer. Avec l’ouïe qui décline, les seniors n’entendent plus forcément toutes les nuances de la conversation. Par peur de « passer pour des idiots », ils évitent de faire répéter leurs interlocuteurs et peuvent même, parfois, renoncer à voir leurs proches.

AgismeLes facteurs sociaux

Les seniors font face à l’âgisme (la discrimination de l’âge). Certaines personnes estiment que « les personnes âgées coûtent cher et nous encombrent ». Difficile, à ce titre, de trouver sa place dans la société…

La dépression peut également résulter de soucis d’agent, d’une retraite peu élevée…

Des conséquences tragiques

Cette dépression massive de la population suisse a des conséquences parfois tragiques : l’an dernier, 60 personnes âgées se sont tournées vers le suicide assisté parce qu’elles étaient fatiguées de vivre, sans être atteintes d’une maladie mortelle.

Des solutions pour pallier à cette spirale

Des solutions existent pourtant pour casser cette spirale, allant de l’organisation d’activités ciblées à l’adoption d’aînés en passant par des quartiers solidaires.

De plus, d’après une étude publiée dans « Cyberpsychology, Behavior and Social Networking », l’utilisation des réseaux sociaux pourrait ralentir les maladies chroniques chez les seniors. En effet, les personnes actives sur les réseaux sociaux seraient moins exposées à des symptômes dépressifs, ainsi qu’à des maladies chroniques, comme l’hypertension artérielle ou encore le diabète.

Enfin, fréquenter l’église, la mosquée ou la synagogue aurait aussi un effet bénéfique sur le bonheur à long terme des seniors, selon une étude menée par des chercheurs néerlandais et britanniques de la Erasmus MC et de la London School of economics. Cette activité contribuerait à maintenir le « bonheur à long-terme » des seniors.

Lire aussi : l’utilisation d’Internet réduit les taux de dépression des personnes âgées de 30%.


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Publié par la Rédaction le


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